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COMORELP – Se former tout au long de la vie : les pratiques innovantes dans le secteur de la formation professionnelle en Auvergne-Rhône-Alpes.

Le projet COMORELP vise à améliorer notre compréhension et nos outils de comparaison des politiques et pratiques existantes en matière de formation professionnelle. L’approche de la région française d’Auvergne-Rhône-Alpes se concentre notamment sur la « formation tout au long de la vie ». En effet, la région montre un fort intérêt pour la formation professionnelle et, alors qu’elle compte plus de 350 000 étudiants, elle a également dépassé les 81 000 apprentis en 2021. En tant que partenaire basé en Auvergne-Rhône-Alpes, le FREREF a eu l’occasion d’examiner de plus près certaines initiatives innovantesdans la région, pertinentes pour COMORELP.

Tuteur∙ice∙s de formation au sein des entreprises – IUT Lyon 2

Afin de mieux accompagner les étudiant∙e∙s durant leur période au sein de l’entreprise, l’IUT propose des sessions de formation pour leur tuteur∙ice∙s en entreprise. Durant cette formation, les tuteur∙ice∙s ont l’opportunité de rencontrer l’équipe pédagogique et de partager leur expérience avec d’autres tuteurs en petits groupes, et ils sont formés pour évaluer les compétences développées par leurs étudiants. Cela permet de reconnaître les compétences développées par les tuteurs, qui accomplissent une tâche supplémentaire en gérant les étudiants.

7300 contrats d’alternance ont été signés depuis la création de l’IUT en 1992, ce qui signifie qu’autant de tuteurs ont été accompagnés.

Le système de l’alternance est toujours centré sur les étudiants et il est assez rare que les tuteurs en entreprise aient l’occasion de réfléchir et de discuter de la manière dont les étudiants apprennent et de ce qu’ils retirent de cette expérience. Cette initiative permet d’avoir une meilleure compréhension commune sur l’évaluation des compétences développées par l’étudiant. C’est aussi une opportunité pour les personnes en poste de retourner à l’école et cela peut leur donner l’envie de rejoindre un autre programme de formation et de vivre une expérience d’apprentissage tout au long de la vie.

Le facteur de succès le plus important de cette initiative repose sur la capacité à créer des liens solides entre l’école et l’entreprise afin d’instaurer la confiance mutuelle qui permettra à la formation des tuteurs d’avoir lieu.

NUUM Factory – Centre de formation digitale

La NUUM Factory est une école numérique, offrant des qualifications de niveau 6 à 7 du CEC, créée par le syndicat des entreprises et ciblant les étudiants de l’enseignement supérieur qui travailleront en alternance. Sur la base de ces parties prenantes, le contenu et le programme de l’école sont fortement liés aux préoccupations des entreprises.

Le lien fort avec les entreprises, qui sont membres du conseil d’administration et participent à la conception du cursus sur le sujet crucial de la transformation numérique, confère à l’école un rôle clé dans la formation des nouveaux salariés des TPE, PME et entreprises de taille intermédiaire du territoire.

L’école intégrera bientôt l’ancien Hôtel de Région Rhône-Alpes, puisque la région soutient également l’école. Le coût du programme reste une limite à l’égalité d’accès à cette opportunité même si, dans certains cas, l’entreprise dans laquelle les étudiants effectueront leur alternance en paie une partie.

Le facteur de succès de cette école est le fait que les entreprises travaillent ensemble pour créer leur propre école afin de les aider dans la transition numérique, et que celles-ci jouent un rôle important dans la conception du contenu des cours.

Promo 16-18 AFPA (Agence pour la Formation Professionnelle des Adultes)

Ce programme, géré par des organismes d’insertion tels que les agences locales pour la jeunesse et les agences pour l’emploi, est financé par des fonds publics depuis 2022 et est toujours en cours dans la région Auvergne-Rhône-Alpes. Il vise à proposer aux NEETs (personnes qui ne sont ni dans l’éducation, ni dans l’emploi, ni dans la formation) âgés de 16 à 18 ans un programme de formation de 4 mois afin de développer leur confiance en soi et de les aider à trouver leur propre voie.

Les jeunes sont pris en charge (ils bénéficient d’un déjeuner gratuit, du transport gratuit vers le centre de formation et ne perdent aucune autre allocation) et peuvent tester différents métiers, travailler sur leur parcours personnel et préparer l’épreuve théorique du permis de conduire pendant 13 semaines.

Le programme Promo 16-18 parvient à ramener certains NEETs vers un parcours institutionnel qui les aidera à trouver un programme de qualification ou un emploi. Ce programme peut également être considéré comme la première étape d’un processus de reconnexion avec les institutions, qui ont du mal à atteindre les NEETs. D’une part, ce programme est très qualitatif et ceux qui en bénéficient reçoivent un soutien constant, mais d’autre part, les moyens de fournir ce soutien peuvent limiter le nombre de personnes bénéficiant du programme.

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Lifelong training: innovative practices in the vocational training sector in Auvergne-Rhône-Alpes.

The COMORELP project aims to improve our understanding and benchmarking of existing vocational education policies and practices. The approach of the French region of Auvergne-Rhône-Alpes is characterised by a focus on “formation tout au long the la vie”, namely lifelong training. Indeed, the region shows a strong interest in vocational training: in fact, while the region counts more than 350 000 students, it also reached more than 81 000 apprentices in 2021. As a partner operating in Auvergne-Rhône-Alpes, FREREF had the opportunity to examine more closely some initiatives in the region which are relevant for COMORELP.

In-company tutor training by IUT Lyon 2

In order to better accompany the students during their in-company period, the IUT propose a training session for their in-company tutor. During this one-day session, tutors have the opportunity to meet the full pedagogical team and share their experience with other tutors in smaller groups, and they are trained to evaluate the competences developed by their students. This helps to recognise the competences developed by the tutors as they are achieving an extra task by managing the students.

7300 alternance contracts were signed since the creation of the IUT in 1992, meaning that as many tutors were accompanied.

The dual system always focuses on students, and it is quite rare that in-company tutors have the opportunity to reflect on and to discuss how the students are learning and what they are learning with this experience. This initiative allows to have a better common understanding on the evaluation of the competences developed by the student. It is also an opportunity for in-job persons to go back to the school and may give them the willingness to join another training program and experience a lifelong learning experience.

The most important success factor of this initiative relies in the ability to create strong links between the school and the company in order to install the mutual confidence that will allow the tutors’ training to happen.

 

NUUM Factory – Digital training centre

The NUUM Factory is a digital school, providing qualifications from EQF level 6 to 7, created by the companies union and targeting Higher Education students who will work in dual learning. Based on these stakeholders, the content and programme of the school are strongly related to companies concerns.

The strong link with companies, which are board members and are involved in the cursus design on the crucial topic of digital transformation, gives the school a key role in the training of new employees for very small-, small- and intermediate-size companies of the territory.

The school will soon integrate the former Hôtel de Région Rhône-Alpes, as the region is also supporting the school. The cost of the programme remains a limit regarding equal access to this opportunity, even though in some cases the company in which the students will make their alternance is paying for part of it.

The success factor of this school is the fact that companies work together to create their own school to help them in the digital transition, and that they play a in important part in the design of the content of the courses.

Promo 16-18 AFPA (Agency for Adult Vocational Training)

This programme, run by insertion bodies such as local youth agencies and employment agencies, is publicly funded since 2022 and is still running in the Auvergne-Rhône-Alpes region. It aims at providing NEETs (persons which are Nor in Education, Employments or Training) between 16 and 18 years old with a 4-months training programme in order to foster their self-confidence and help them to find their own pathway.

Young people are taken in charge (they have free lunch, free transport to the training centre, and they do not lose any other allocations) and they can test different jobs, work on their personal pathway and prepare the theoretical part of the driving license during 13 weeks.

The Promo 16-18 programme manages to bring some NEETs back to an institutional path that will help them to find a qualification programme or a job. This can also be seen as the first step into a process of reconnecting with institutions, which find it difficult to reach NEETs. On the one hand, this programme is very qualitative and those who benefit from it receive consistent support, but on the other hand, the means to provide this support can limit the of number of people benefiting from the programme.

CHILD-UP : Nouveau rapport sur l’intégration hybride des enfants migrants

English below

Le projet CHILD-UP vise à coordonner et à promouvoir la recherche sur l’intégration des enfants migrants dans les écoles, les centres d’accueil, les services sociaux et les communautés dans sept pays partenaires : l’Allemagne, la Belgique, la Finlande, l’Italie, la Pologne, le Royaume-Uni et la Suède. Après avoir répertorié la législation, les politiques et les pratiques existantes et recueilli les expériences et les attentes des enfants migrants et de leurs parents, les chercheur∙se∙s ont présenté leurs observations dans une série de publications.

103 classes de 7 pays représentées dans la recherche

Les dernières observations ont été présentées dans un rapport, publié par l’Université de Modène et Reggio Emilia, qui présente les résultats des recherches menées dans 103 classes et groupes dans les sept pays participant au projet. Il se concentre sur les activités visant à encourager l’intégration hybride, c’est-à-dire une forme d’intégration basée sur la rencontre d’expériences et de points de vue différents, aussi bien d’enfants migrants que de non-migrants. D’après le rapport, près de la moitié des enfants ayant pris part aux activités sont des enfants migrants, ce qui rend ces recherches particulièrement pertinentes dans le cadre de l’intégration hybride. Les données ont été recueillies à travers des enregistrements des activités, des questionnaires réalisés auprès des enfants, des interviews et des groupes de discussion avec les enfants. Ce rapport prend également en considération les obstacles de la pandémie sur la collecte de données.

La maitrise de la langue : un facteur clé de l’implication des enfants

Le rapport analyse plusieurs formes d’interaction dans les classes, en prenant en considération l’impact de différents types de facilitation, la maîtrise de la langue locale et la construction de représentations au sein de la classe. L’une des questions soulignées en particulier est celle de la maîtrise de la langue locale de la part des enfants : en effet, la maîtrise de la langue facilite l’implication des enfants et renforce leur « agency » (capacité d’agir et de se construire dans un contexte social et culturel). Lors de l’apprentissage de la langue locale, les conversations en classe se sont révélées particulièrement utiles, car elles permettent aux enfants de construire leurs propres représentations et de se concentrer sur des sujets qui leur tiennent à cœur.

La problématique de la langue concerne aussi les parents des enfants migrants, surtout lors de discussions entre enseignant∙e∙s et parents allophones : dans ces situations, l’évaluation que les enseignant∙e∙s font des performances des enfants est souvent négative et rencontre une réaction minime et parfois défensive de la part des parents. Lors de ces interactions, l’importance de la figure de médiateur∙ice a également été observée : en parlant aux parents dans leur langue, il/elle se révèle utile pour leur donner du soutien et encourager leur inclusion. En atténuant l’évaluation négative de l’enseignant∙e, le∙a médiateur∙ice a aidé à ne pas se sentir critiqué et à accepter plus facilement l’évaluation. Toutefois, la capacité des médiateur∙ice∙s à inclure les enfants dans ces interactions reste limitée.

Des réactions des enfants positives lorsque qu’on stimule leur participation

A travers les questionnaires post-test, les enfants ont pu donner leur opinion sur les activités en classe : Les réactions ont été pour la plupart positives et les enfants ont particulièrement apprécié les situations dans lesquelles leur participation et leur agency ont été stimulées par les enseignant∙e∙s. Au contraire, les réponses ont été plus négatives lorsque les enseignant∙e∙s ont renforcé leur propre autorité à travers certaines formes d’interactions plutôt que d’encourager la participation. Des retours négatifs ont également émergé de contextes dans lesquels l’innovation n’était pas particulièrement stimulée, du fait que les enfants se connaissaient déjà bien.

Les observations recueillies dans ce rapport seront utilisées pour développer des lignes directrices, des formations et des recommandations de politiques. Pour lire le résumé analytique de ce rapport, cliquez ici.

English

The CHILD-UP project aims to coordinate and promote research on the integration of children with a migrant background in schools, reception centres, social services and communities within seven participating countries: Belgium, Finland, Germany, Italy, Poland, Sweden and the UK. After mapping existing legislation, policies and practices, and gathering experiences and expectations of migrant children and parents, researchers presented their findings in a series of reports.

103 classrooms of 7 countries represented in the research outcomes:

The latest outcomes of the research were presented in the Evaluative Final Report and Final Report on Evaluative Research, published by the University of Modena and Reggio Emilia. It presents the results of research conducted in 103 classes or groups within the seven participating countries, and it focuses on activities aimed at fostering hybrid integration, namely a form of integration based on the blending of different experiences and points of view of both migrant and non-migrant children. According to the report, almost half of the children participating in the activities have a migration background, making the research particularly relevant for hybrid integration. The data was collected through recordings of activities, questionnaires collected from children, interviews and focus groups involving the children. The report also takes into consideration the impact of the pandemic on the collection of data.

Language fluency: a key factor for children’s involvement

The report analyses various forms of classroom interactions, taking into consideration the impact of different types of facilitation, fluency in the local language and the production of narratives within the class. One of the highlighted issues is that of fluency of children with a migrant background in the local language: indeed, a better knowledge of the language made it easier to involve these children and to enhance their “agency”. Agency means that individuals, in particular children, may choose their way of acting, thus contributing to the construction of their social and cultural context. When teaching the local language to those children, classroom conversation was found to be particularly useful as it allows them to produce their own narratives and to focus on themes relevant to them.

The issue of fluency also extends to parents, especially in instances of interactions between teachers and allophone parents: in these situations, the teacher’s assessments of the children’s performance were mostly negative and encountered minimal, sometimes defensive feedback from parents. In these interactions, the importance of mediators was also observed: by talking to parents in their language, mediators have been found to be useful in providing support and fostering the parents’ inclusion. By mitigating the teacher’s negative assessment, mediators helped the parents not to feel judged and to better accept the assessment. However, the ability of mediators to involve children in these interactions remains limited.

Positive children’s feedback when participation is stimulated

Through post-test questionnaires, children were able to give their feedback on the classroom activities: responses were mostly positive, and children especially appreciated situations in which their participation and agency were enhanced by the teachers. On the contrary, responses were more negative when teachers reinforced their own authority through specific forms of interaction, rather than encouraging children’s participation. Less positive feedback also came from contexts in which innovation was not particularly stimulated due to children already knowing each other well.

These findings will be used to develop guidelines, training and policy recommendations. To read the executive summary of the report, click here.

Le FREREF se lance dans 4 nouveaux projets en 2022 !

English below

Perfect – Produire et partager les histoires locales

Le projet a pour but de développer et tester des stratégies d’apprentissage basées sur la production culturelle et les échanges multiculturels. L’équipe du projet, mené par l’institut Lucatelli, soutiendra le développement d’un création culturelle basée sur l’histoire locale (spectacles, expositions, comédies musicales, pièces de théâtre etc.) par des élèves de l’enseignement secondaire. Ces productions et pratiques d’apprentissage liées sont destinées à être partagées entre les élèves lors d’un processus de collaboration et de remise de prix international. Les expériences faites tout au long du projet feront l’objet d’une analyse qui permettra l’élaboration d’un ensemble d’outils métrologiques pour faciliter la dissémination du modèle d’action du projet Perfect au-delà du réseau international d’établissements secondaires impliqués dans le projet.

Exciite – Faciliter l’enseignement créatif, inclusif et inspirant en Europe

Le projet Exciite a pour but de rendre les écoles européennes plus créatives, inclusives et équitables, et faire bénéficier aux élèves d’environnements d’apprentissage plus inspirants. Exciite se concentre sur les compétences des enseignant.e.s, en proposant un cadre conceptuel, des trajectoire de requalifications concrètes pour les enseignant∙e∙s en poste et un ensemble de ressources méthodologiques et organisationnelle pour soutenir la transition de l’école vers un modèle « créatif et inspirant ».

Must-a-Lab – Laboratoires multi-partites pour les migrants et les stakeholders

Must-a-Lab propose une implication systémique et pérenne des stakeholders et des communautés dans les villes grâce à l’implantation de laboratoires d’analyse et d’actions sociales et politiques, dans lesquels les stratégies locales d’intégration pourront être discutées et améliorées. Ces labos réunissent différents types d’acteurs : autorités locales, acteurs de terrains et représentant∙e∙s des communautés de personnes migrantes. Chaque labo se concentre sur un sujet spécifique adapté aux problématiques et aux besoins locaux inscrit dans 2 thématiques clés : Education, apprendre tout au long de la vie, droits et professionnalisation » ou « Santé, équilibre vie privée – vie pro et égalité des genres ».

Litigare a Scuola – Débattre à l’école, méthodes pédo-psychologiques pour aider les enfants à apprendre du conflit.

Le but du projet est d’ouvrir une discussion transnationale sur le sujet des conflits entre pairs (enfants entre 2 et 18 ans), dans le contexte de leur vie sociale à l’école. Le projet se base sur les questions suivantes : Que se passe-t-il quand un conflit apparait entre élèves ? Comment est-ce perçu par les enseignant∙e∙s ? Comment interviennent-ils/elles et dans quelle mesure cette intervention fait-elle partie d’une stratégie de l’école ? Existe-il une méthode pédagogique ou une approche partagée par les enseignant∙e∙s ? Le projet répond au besoin de rendre ces expériences plus accessibles, les méthodes plus transférables, et de comprendre les obstacles qui empêche la transmission de méthodes comme la médiation entre pairs. Enfin l’équipe du projet va particulièrement s’attacher à construire un réseau européen d’établissements agissant pour répondre au défi de gestion des conflits dans le système scolaire.

English

Perfect – Perform and share local histories

The project is aimed to develop and test a teaching-learning strategy based on cultural production and multicultural exchange. The project team, led by the Institute G. Lucatelli, will support the development of collaborative work and the creation of cultural productions based on local history (show, exhibition, musicals, theatre piece etc.) by students in secondary education. These productions and related learning-teaching practices are meant to be shared between students during an international collaboration and award process. These experiences will lead to a review and an elaboration of a methodological set of tools to support the dissemination of the Perfect project model of action beyond the secondary school’s international network involved within the project. 

Exciite – Enabling eXtremely Creative, Inclusive, Inspiring Teachers for Europe

The project aims at improving creativity, inclusiveness, and equity in European schools. The ultimate beneficiaries of this project are the school pupils/students who will benefit from more inspiring and inclusive learning environments. EXCIITE addresses this aim by focusing on teachers’ competencies: it proposes a conceptual framework, concrete requalification paths for in-service teachers, and a set of methodological and organisational resources suitable to support the “creative and meaningful transition” of school systems.

Must-a-Lab – Multi-Stakeholder Labs for migrants and stakeholders

MUST-a-Lab proposes a systemic and long-term involvement of stakeholders in cities and communities through the implementation of Policy Labs, in which existing local integration strategies are discussed and improved. These Labs bring together different types of local stakeholders: official stakeholders, normally involved in local policies, grassroots stakeholders, and established migrant stakeholders and influencers in the migrant communities. Each lab concentrates on specific topics chosen according to the experiences and needs of local stakeholders among two areas: “Education, lifelong learning, rights and professionalisation” or “Care, work-life balance and gender equality”.

Litigare a Scuola – Arguing at School, Psychopedagogical Methods to help children learn from arguing

The aim of the project is to open a transnational discussion on the theme of quarrels and conflicts between peers, with reference to children and teenagers from 2 to 18 years, in the context of their life experience at school. What happens when a quarrel occurs between students? How is it perceived by teachers? How do they intervene and to what extent is their intervention the result of a school strategy? Is there a pedagogical method or approach shared by teachers? The project seeks to address the need to make these experiences more accessible and these methods more transferable, to understand what obstacles still prevent the spread of methods, such as Peer mediation. Above all, the project team will work to build at the European level a network of schools willing to overcome inertia in practices and to face the challenge of conflict management in education systems.

Les enseignant∙e∙s sont-ils/elles efficaces pour lutter contre le racisme ?

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Catherine Blaya, professeure en Sciences de l’Éducation à Université Côte d’Azur et Jimmy Stef, membres du projet CITIZED – Empowerment for Citizenship Education, ont contribué à une étude sur l’impact de l’enseignement sur les préjugés racistes et xénophobes.

« Au vu de la place spécifique occupée par l’école dans la perpétuation de l’esprit citoyen, il nous semble pertinent d’interroger le rôle qu’elle peut jouer en termes de déconstruction des préjugés et des idées stéréotypées envers les minorités immigrées »

Alessandro Bergamaschi, Catherine Blaya, Jimmy Stef et Francesco Arcidiacono – « La prévention des préjugés flagrants et voilés perçue par les élèves : lorsque les enseignant·e·s ont leur mot à dire » Revue suisse des sciences de l’éducation n°4.

Ces chercheur∙se∙s ont interrogé des élèves de collèges et lycée de la région PACA afin de déterminer quel était l’impact des interventions des enseignant∙e∙s sur les questions de racisme et de xénophobie. La conclusion de leur étude est qu’il existe bel et bien un impact de telles interventions sur le poids des préjugés « flagrants » ou « voilés » sur les élèves. Cependant ces interventions portent plus facilement leurs fruits si elles s’accompagnent de facteurs externes bénéfiques (socialisation familiale, bagage scolaire). En effet, l’étude confirme l’hypothèse qu’un niveau d’études élevé des parents augmente l’efficacité des interventions des enseignant·e·s sur le niveau de préjugés. Cependant le bagage scolaire familial peut également permettre de mobiliser les ressources pour maquiller plus facilement des attitudes ou opinions racistes, intolérantes ou xénophobes : lorsque le niveau d’étude est plus élevé, le recours aux préjugés voilés est plus fréquent par rapport aux préjugés « flagrants ».

Au-delà des conséquences positives des interventions des enseignant∙e∙s sur l’expression de préjugés de la part des élèves, l’étude soulève que le fait de parler ouvertement des questions de discrimination, de xénophobie et de racisme permet de briser certains tabous et permettrait de dénoncer plus facilement les manifestations discriminatoires que les élèves peuvent subir au sein de l’espace scolaire.

En conclusion de cette étude, l’équipe de recherche plaide pour la poursuite d’études sur ces questions et envisage de compléter leur démarche quantitative avec une approche qualitative qui permettrait de plus se pencher sur le contenu des interventions des enseignant∙e∙s, voire une démarche expérimentale où les enseignant∙e∙s seraient formé∙e∙s aux stratégies de sensibilisation au racisme et aux discriminations.

Lisez l’article au complet ici : https://sjer.ch/article/view/7115

English

Are teachers efficient to fight racism?

Dr Catherine Blaya, teacher in Educational Science at the Côte d’Azur university and Jimy Stef, members of the CITIZED project – Empowerment for Citizenship Education, contributed to a study about the impact of teaching on racist and xenophobic stereotypes.

“Considering the specific role of school in the perpetuation of civic spirit, it seemd relevant to us to question its role in terms of deconstruction of stereotypes regarding migrant minorities”.

Alessandro Bergamaschi, Catherine Blaya, Jimmy Stef and Francesco Arcidiacono “Prevention of blatant and subtle prejudices as perceived by students: when teachers have their say” – Revue suisse des sciences de l’éducation n°4.

Researchers interrogated pupils from lower and upper secondary education in Provence Alpes Côte d’Azur region, to determine what was the impact of teachers’ intervention about racism and xenophobia on pupils. Their study concludes that this impact exists on the expression of “subtle” or “blatant” prejudices. However, these interventions have more impact when they are combined with beneficial external factors (primary socialisation and parents’ academic background). The study concludes indeed the hypothesis that a high level of education strengthens the efficiency of teachers’ intervention. However, the academic background can also help pupils to dissimulate racist attitudes or statement: when parents have a high education level, the pupils use rather subtle prejudices instead of blatant ones.

Beyond the positive consequences of teachers’ intervention on the expression of prejudices, the study also highlights that speaking freely of topics such as discrimination, racism and xenophobia enables to break some taboos and to facilitate the denunciation of discriminatory attitudes pupils can endure within the school.

In conclusion of this study, the research team advocate to continue to research about these topics and consider completing their quantitative analysis with a qualitative approach, to investigate deeper about the content of teachers’ intervention, and an experimental approach with teachers training about sensitization strategies against racism and discriminations.

Read the article (in French): https://sjer.ch/article/view/7115

Picture credit <a href=’https://www.freepik.com/photos/school’>School photo created by tirachard – www.freepik.com</a>

Spring School du Réseau International Cité des Métier – des espaces du 3ème type pour un futur plus désirable

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L’équipe de notre projet Places-3T a participé à la Spring School 2021 du réseau Cité des Métiers « Comment les Cités des métiers répondent aux enjeux européens de l’orientation professionnelle ? » lors d’un workshop le 4 juin dédié aux « espaces du 3ème type », de type tiers lieux, espaces qui se construisent en dehors de la sphère privée sans être exclusivement dans la sphère professionnelle, lieux d’hybridation et d’échanges entre de multiples acteurs et préoccupations.

Trois membres du projet ont animé cet atelier, Pierre Pevée pour Smart, Sanjin Plakalo pour POUR LA SOLIDARITE -PLS et Liliane Esnault pour le FREREF. Ils ont présenté le projet Places-3T, ainsi que l’espace LaVallée, tiers-lieu animé par SMART, et l’une des activités du dispositif 100% jeunes qui s’y déroule, animée par PLS.

Les espaces du 3ème type permettent de développer de nouvelles manières d’apprendre, de créer, de fabriquer de la valeur, en prenant en compte de nouveaux critères de réussite : développement de la confiance en soi et dans les autres, dans l’avenir ; respect des personnes et de la planète ; valorisation des habiletés acquises auparavant et de celles développées dans la coopération et la collaboration ; valorisation de la pensée créative (« flip thinking ») etc. Ce sont des espaces d’expression des envies pour modifier durablement le rapport au futur, soutenir des visions sociétales plus optimistes, plus inclusives, et plus égalitaires.

L’innovation réside dans la manière dont ils se créent et fonctionnent, les relations entre les personnes, le mixage des préoccupations : pas de séparations entre travail ; apprentissage ; création; personnel et collectif ; contenu et méthode, mais une complémentarité permanente.

Les membres du projet Places-3T se sont donc donné pour objectifs :

  • d’étudier, mettre en valeur et rendre pérennes ces espaces collaboratifs dits de « 3ème type » ;
  • de recenser les facteurs clefs de succès ;
  • de mettre en place des modèles, démarches, outils pour accompagner les créateurs d’espaces du 3ème type et leur permettre de s’auto-évaluer ou d’évaluer des pairs ;
  • hybrider les connaissances et mixer les cultures des différents espaces rencontrés au cours du projet ;
  • apprécier, reconnaître et valoriser les compétences complexes ;

Pour mener à bien son projet, l’équipe a déjà sous la main quelques tiers-lieux animé par les partenaires du projet, comme l’espace LaVallée animé par SMART, qui accueille des résidences d’artistes, des événements artistiques et culturels comme des concerts et des festivals. Le lieu dispose également de salle de co-working, d’ateliers, et héberge des artisans et des artistes qui font fonctionner l’économie locale. Les dynamiques du lieu créent des réseaux d’entraide et de connaissances entre les différents acteurs du tiers -lieux et entre les différentes professions qui s’y trouvent. LaVallée agit comme un lieu facilitateur d’activité, qui apporte de la stabilité aux entrepreneur∙se∙s indépendant∙e∙s et artisan∙e∙s tout juste lancé∙e∙s.

LaVallée accueille également des activités sociales, comme le dispositif 100% jeunes dédié aux jeunes « NEETS » ni en emploi, ni en étude, ni en formation, éloigné∙e∙s de l’emploi. Ce dispositif d’accompagnement individuel et collectif de six mois, gratuit et ouvert à tout.e.s les bruxellois.e.s NEET de 18 à 29 ans. Coordonné par Pour La Solidarité, think and do tank bruxellois indépendant engagé en faveur d’une Europe solidaire et durable, le parcours est suivi par une équipe d’acteurs multidisciplinaire qui mettent leur intelligence collective au service du projet de chaque jeune.

English

The Spring School workshop of the Réseau International Cité des Métiers:

Third-type spaces to jointly create a more desirable future – June 2021

The team for our Places-3T project participated in Sping School 2021 (online) of the Réseau International Cité des Métiers on July 4, 2021, in a workshop dedicated to “third-type spaces”, like third places, spaces built outside the private sphere without being exclusively part of the professional one, hybrid places for exchanges between multiple actors and interests.

Three members of the project hosted the workshop, Pierre Pevée from Smart, Sanjin Plakalo from POUR LA SOLIDARITÉ (PLS) and Liliane Esnault from FREREF. They introduced the project and the LaVallée space, the third place hosted by SMART, and one of the activities of the 100% young system which takes place there, hosted by PLS.

Third-type spaces make it possible to develop new ways to learn, create, build values, taking into account the new success criteria: development of trust in oneself and others, in the future; respect for people and the planet; valuing skills acquired previously and those developed in cooperation and collaboration; valuing flip thinking, etc. These are spaces to express the will to make lasting changes in the relationship with the future, support more optimistic, inclusive and egalitarian societal visions.

Innovation lies in the way relationships between people are created and work, as well as the mix of their concerns: no separation between work, learning, creation, personal and collective, content and method, but rather a permanent complementarity.

The members of the Places-3T project have therefore set themselves the following goals:

  • To study, enhance and make sustainable these so-called “third type” collaborative spaces;
  • To identify the key factors for success;
  • To set models, approaches, and tools to support creators of third-type spaces and allow them to self-assess or peer-assess;
  • To make hybrid acquaintances and mix cultures from different spaces that meet along the project;
  • To appreciate, recognise and value the complex competences.

To properly carry out the project, the team already has on hand some third places hosted by the project partners, such as the LaVallée space, hosted by SMART, which includes residences for artists, and hosts artistic and cultural events like concerts and festivals. The place also has a coworking room, workshops, and accommodation for artisans and artists who make the local economy flow. The dynamics of the place create a network of support and acquaintances between the different actors from of third place, and between the different professions that meet there. LaVallée acts as a place that facilitates activity, which offers stability to independent entrepreneurs and artisans who just started their business.

LaVallée hosts social activities as well, such as the 100% young program dedicated to young “NEETS”, not in education, employment, or training, for whom access to employment is particularly difficult. This six-month individual and collective support system is free and open to all NEETS from Brussels aged between 18 and 28. Coordinated by Pour La Solidarité, independent think and do tanks from Brussels have committed to a lasting and solidary Europe. Its development is followed by a team of multidisciplinary actors who put their collective intelligence at the service of each youngster.

A quick brainstorming then allowed participants to help describe what the ideal third-type space would be for them. The next drawing shows the ideal third place according to the participants:

Résultats de la consultation Child-Up sur l’effet de la Covid-19

English below

Après avoir reçu les résultats de notre consultation sur les effets de la Covid-19 dans l’éducation des enfants migrants, nous pouvons constater que les participant.e.s ont tendance à percevoir les impacts négatifs de la classe à la maison sur l’intégration et l’apprentissage des enfants migrants de façon plus élevé que les potentiels impact positifs.

Nous avons demandé à des enseignant.e.s, professionel.les de l’encadrement et de l’accompagnement et chercheur.se.s d’évaluer différents impacts sur une échelle de 1 (faible impact) à 4 (fort impact). On peut voir que l’impact négatif avec la note la plus basse est l’impact concernant les « difficultés pour accéder au cours en ligne et d’autres activités d’apprentissage digitales », avec 2,79, tandis que celui qui a la note la plus haute est l’impact des « difficultés dans le processus de socialisation », avec 3,3.

D’autre part, l’impact positif avec le taux le plus bas était « Plus implication des familles pour soutenir l’apprentissage », avec une moyenne de 2,46, tandis que celui qui avait la note la plus haute était « Plus d’attention à la qualité de l’enseignement en ligne mais aussi présentielle », avec 2,88.

Les participant.e.s ont également été interrogé.e.s sur leurs principales préoccupations face à cette situation. La plus récurrente est l’écart croissant entre les élèves selon leur niveaux de ressources. L’effet négatif de la COVID-19 se fait particulièrement ressentir sur les familles qui ne peuvent pas accéder au matériel nécessaire pour une bonne éducation à la maison.

Un autre effet que la COVID-19 a produit concerne l’inclusion sociale des enfants migrants. Dans cette situation, les enfants sont beaucoup plus contraints de rester à la maison et d’interagir uniquement avec les mêmes personnes, contrairement à une situation normale où les enfants migrants interagissent avec tous les autres enfants.

Les autres préoccupations concernent généralement les problèmes de santé (physique et mentale) et économiques qui sont causés par la COVID-19. Les participant.e.s à l’étude expriment également leur préoccupation vis-à-vis de la situation de tous les élèves en général (plus d’élèves qui abandonnent leurs études, le manque de contact entre les enseignants/éducateurs et les élèves qui en ont le plus besoin, l’effet sur les élèves qui ont des troubles d’apprentissage, etc.).

Interrogé.e.s sur leurs espoirs pour l’avenir, les participant.e.s sont généralement convaincu.e.s que la société apprendra de la situation dans laquelle nous nous trouvons et qu’elle constitue une opportunité d‘améliorer l’éducation sur de nombreux aspects. Ils considèrent aussi généralement que le grand écart qui se creuse entre les élèves avec des ressources et celles et ceux qui en ont moins (ce qui est le cas de la plupart des étudiant.e.s migrant.e.s) fera prendre conscience de l’importance d’améliorer la situation de ces jeunes afin de favoriser leur inclusion dans la société.

Certain.e.s participant.e.s considèrent également que cette situation nous fera repenser la façon dont nous traitons l’environnement. D’autres espèrent seulement que nous finirons par retrouver notre vie normale, tandis qu’une dernière catégorie, composée des plus pessimistes, pense que nous n’apprendrons rien de cela, et que nous reviendrons simplement à nos erreurs précédentes.

Enfin, nous avons interrogé les participant.e.s sur les opportunités que cette situation pourrait offrir. Selon leurs réponses, une issue possible à cette situation serait de tirer des leçons de ce qui se passe actuellement et de nous pousser à améliorer le système éducatif. Beaucoup d’autres pensent également que cette situation obligera les familles à s’impliquer beaucoup plus dans l’éducation de leurs enfants. Il existe d’autres possibilités que les participant.e.s envisagent, comme une augmentation des ressources pour l’intégration des enfants migrants. Il y a, cependant, plusieurs personnes qui ne pensent pas que cette situation offre beaucoup d’opportunités positives.

English

Findings of Child-UP survey about the effect of COVID-19 

After gathering the results of our survey about the effect of COVID-19 on migrant children’s education, we see that the participants tend to perceive a stronger negative impact than a positive one.

We asked teachers, educators, accompaniment practitioners and researchers to rate the different impacts from 1 (little impact) to 4 (strong impact). We see the negative impact with the lowest rate is “Difficulties in accessing online lecture and other digital learning activities”, with a 2.79, while the one with the highest rate is “Difficulties in the socialisation process”, with a 3.3.

On the other hand, the positive impact with the lowest rate was “Increased involvement of families to support learning”, with a 2.46, while the one with the highest rate was “Increased attention on quality of teaching, online but also face-to-face”, with a 2.88.

The participants were also asked about what their main concerns about this situation are. The most recurrent one is the growing gap between students with resources and students without them. The COVID-19’s negative effect on families who cannot afford what is needed for proper house education.

Another important concern is the effect COVID-19 is having on social inclusion of migrant children. In this situation, children are much more forced to stay home and interact only with the same people, in contrast to a normal situation where migrant children interact with all other kinds of children.

The other concerns are generally about the health, mental and economic problems that will be, and are being, caused by COVID-19. Also, how the situation can affect all students in general (more students quitting their education, lack of contact between educators and the students who most need them, the effect on students with learning disabilities, etc.)

When asked about their hopes for the future, the participants generally agreed that society will learn from the situation we find ourselves in right now, and it will make us improve education in many different aspects. They also generally consider that the big gap that is growing between students with resources and students without them (which is the case of most migrant students) will make people realize how important it is to improve these students’ situation in order to help their inclusion in society.

Some participants also consider this situation will make us rethink the way we treat the environment. Some others only hope we will eventually go back to our normal life, while others are rather pessimistic and think we will learn nothing from this, and we will just go back to our previous mistakes.

Finally, we asked the participants about the possibilities they think this situation can offer. According to their answers, there is a great possible outcome of this situation, that we will learn from what is happening now and that will make us improve the education system. Many others also think this situation will make families involve much more in their children’s education. There are some other possibilities the participants consider, like a raise on the resources for integration of migrant children. There are, though, several participants who do not think this situation offers many opportunities.

Picture credit: École vecteur créé par vectorjuice – fr.freepik.com

Premieres conclusions du projet citized

English below

L’équipe du projet Citized s’est réuni le 12 et 13 avril pour mettre en commun le travail de recherche sur les politiques en matière d’éducation civique et citoyenne en Europe, et présenter les conclusions des cas d’études dans 6 pays différents ainsi qu’au niveau de l’Union Européenne et du Conseil de l’Europe.

Quelques point communs et divergences ressortent des rapports :

  • La plupart des pays ont adopté une approche basée sur l’acquisition de compétences dans le champ de l’éducation citoyenne formelle et informelle, en accord avec le Cadre de Référence pour le Compétences pour la Culture Démocratique (RFCDC) du Conseil de l’Europe et du « Cadre de Compétences Clés » développé par l’UE.
  • L’Education citoyenne est souvent enseignée de façon transdisciplinaire, même si l’on constate une prédominance de la perspective historique et France et en Autriche, philosophique en Belgique, et légale ou économique et Italie.
  • L’Education citoyenne en Allemagne est protégé par la constitution allemande au même titre que l’Education religieuse, alors qu’en France elle est largement liée au thème de la laïcité.
  • L’Education citoyenne est considérée partout comme un sujet hautement politique, et son enseignement au niveau national est l’objet de débat dans tous les pays.

Suite à la présentation des cas d’étude et de débats, l’équipe a identifié 6 principaux défis en lien avec l’éducation citoyenne aux niveaux local, national et européen.

  1. Mettre l’éducation citoyenne à l’agenda des autorités politiques, de la société civile, de la communauté enseignante, des parents et des élèves.
  2. Permettre une bonne mise en œuvre : malgré la bonne volonté dont sont souvent issues les politiques publiques et initiatives, elles manquent souvent de ressources en termes de coopération, de capacity-building, de monitoring et d’évaluation.
  3. Améliorer l’articulation des cadres européens et nationaux avec les initiatives issues du terrain.
  4. Evoluer de l’enseignement de contenus vers l’apprentissage de compétences, d’attitudes et de valeurs
  5. S’emparer des questions sociétales complexes et clivantes.
  6. Evaluer les acquis d’apprentissages des étudiants, reconnaitre et valoriser les compétences acquises dans un contexte non-formel et informel.
English

The Citized project team has gathered on April 12th and 13th to exchange on the conducted research on citizenship education policies and initiatives in Europe, and to present the findings of case-studies in 6 different countries and at the level of the EU and of the Council of Europe.

Here are the main common and divergent elements of the different policies and initiatives evoked are:

  • Most of the countries adopted a competence-oriented teaching method for citizenship education, as promoted by the Council of Europe through the “Reference Framework of Competences for Democratic Culture” and by the EU with the “Key Competences Framework;
  • Citizenship Education is transdisciplinary in formal education, but with a predominance of historical perspective in Austria and France, of Philosophy in Belgium, and of legal and economic disciplines in Italy.
  • Citizenship Education in Germany has the same constitutional status as religious Education, whereas in France Citizenship Education is deeply linked with secularism.
  • Citizenship education is considered as a highly political topic and its implementation by national policy is subject to debate in all countries;

Following the reporting of the case-studies and debates, the team identified 6 main challenges related to Citizenship Education at the local, national and European level:

  1. Bring citizenship education into the agenda (agenda of policy makers, local public authorities, civil society, teachers, parents and students)
  2. Enable a good implementation: although initiatives and policies often come from good ideas, they may lack resources, cooperation, capacity building, monitoring, evaluation.
  3. Foster the articulation of National or European frameworks with bottom-up initiatives;
  4. Evolving from teaching citizenship education contents to learning citizenship education skills, attitudes and values.
  5. Tackling complex issues and polarised opinions: like migration or decolonization.
  6. Assessing students’ learning outcomes, recognize and valorise competences acquired in an informal or non-formal context.

Le Manu Village : le nouveau tiers-lieu afpa

English bellow

L’Afpa Vénissieux a lancé le 2 février le « Manu Village », un tiers lieu de l’insertion sociale et professionnelle à Vénissieux, au sein de leurs locaux.

Ce tiers-lieu est volontairement inscrit dans la dynamique des territoires: de la commune, de la Métropole, de la Région à l’Europe, « Manu Village » est au service des projets les plus divers, les plus atypiques, bénéficiant des opportunités liées à la diversité des partenaires. Ce lieu est destiné à devenir un espace d’utilité et de coopération sociale augmentées, un lieu hybride pour stimuler les aspirations des individus qui le fréquentent en matière de trajectoire de formation, de choix professionnels et de participation citoyenne.

L’implantation du Manu Village à Vénissieux s’inscrit dans l’historique du développement économique et industriel de la Métropole (Vallée de la Chimie, USIN industrie 4.0…). De plus Vénissieux héberge une population jeune et à fort besoin de formation qui bénéficiera des opportunités professionnelles et personnelles émergeant au sein du tiers-lieu.

Plus d’une quarantaine d’organisations et d’institutions publiques ont déjà manifesté leur intérêt pour participer au tiers-lieu, dont beaucoup ont pu présenter leurs activités et attentes lors de l’événement de lancement. L’AFEV a rappelé que le point commun des partenaires était la lutte contre les inégalités et pour l’inclusion, grâce à la mise en commun des ressources et la facilitation des mobilités. L’accompagnement global, à l’emploi et à la création d’entreprise ; la prévention dans le domaine de la santé et de la sécurité ; la promotion de la mobilité douce et des innovations mécaniques ; la digitalisation ; les dispositifs jeunesse ; la promotion de l’égalité et la déconstruction des stéréotypes de genre sont autant de thèmes abordés lors de cette rencontre qui se retrouvent dans les 4 grands axes promus par « Manu Village » : le développement personnel, le pouvoir d’agir et de s’engager, l’inclusion et le faire ensemble.

Après ce lancement officiel, les différentes organisations ont commencé à s’installer dans le tiers-lieu. Un événement ouvert au public sera organisé quand les conditions sanitaires le permettront pour faire découvrir les locaux et les initiatives hébergées dans le tiers-lieu aux habitant∙e∙s de Vénissieux et de la Métropole de Lyon.

English

Afpa Vénissieux launched on February 2nd the “Manu Village” third place for social and professional insertion situated in the Afpa workplace.

This third-place falls willingly within the territorial dynamics: from the city and the metropole to Europe, and through the AURA Region, the Manu Village is dedicated to various, atypical projects, benefiting from opportunities brought by numerous and various partners.  This place is expected to become a place for augmented social cooperation, a hybrid space stimulating aspiration of individuals involved in the third-place in terms of training and professional choices and citizen participation.

The settlement of the Manu Village in Vénissieux takes part in the historical perspective of the industrial and economic development of the Lyon Métropole (Chemical Valley, 4.0 industry …). Furthermore, Vénissieux host a young population with a strong need in training, which will benefit from the professional and personal opportunities emerging from this third-place.

More than 40 organisations and public bodies already demonstrated their interest in joining the third-place, among which many introduced their activities and expectations during the kick-off event of the Manu Village. The partner AFEV reminded that the shared desire is to fight against inequalities and for inclusion, thanks to the gathering of resources and facilitation of mobility. Employment, start-up creation and global accompaniment; prevention in the field of public health and security; promotion of green mobility and mechanical innovation; digitalisation; Youth programme; promotion of gender equality and deconstruction of stereotypes are as many themes evoked that fit in the Manu Village 4 axes: personal development, empowerment, inclusion and collaboration.

After this kick-off, the partner organisations have started to move in the third-place. An open event will be organised as soon as the sanitary conditions enable it to let discover the place and the initiatives hosted in the Manu Village to the inhabitants of Venissieux and Lyon Metropole.  

LLL WEEK 2020 : policy debate on migrant children integration in school systems

English bellow

Le Freref a eu le plaisir de co-organiser avec la Lifelong Learning Platform un débat en ligne à l’occasion de la Lifelong Learning Week 2020 portant sur les perspectives durables pour une meilleure intégration des enfants ayant eu un parcour migratoire au sein des systèmes éducatifs en Europe.

Le débat a rassemblé Vincent Catot du département intégration de la DG Home, l’eurodéputée Sylvie Guillaume, le chercheur Claudio Baraldi, coordinateur du projet CHILD-UP, Edwin Katerberg de l’association européenne des chef.fe.s d’établissement ESHA et Mialy Dermish, représentante du réseau Sirius.

Les panélistes ont exprimé leur avis à propos du rôle de leur institution dans l’amélioration du processus d’inclusion des enfants migrants en Europe, les actions de l’Union européenne pour promouvoir une société durable embrassant la diversité et l’interculturalité, ou encore l’impact de l’épidémie de Covid sur les conditions d’inclusion des systèmes éducatifs en Europe, notamment pour les élèves les plus démuni.e.s.

Mme Guillaume a souligné le fait que les écoles pour les élèves les plus défavorisé.e.s sont souvent des « safe spaces » qui leur fournit les services les plus élémentaires comme l’accès à la cantine ou aux soins. Mme Dermish a ajouté à ce propos que le réseau Sirius a observé que les enfants nouvellement arrivé.e.s sur le territoire ont souvent des difficultés à obtenir le matériel électronique et la connexion internet nécessaires pour poursuivre leur enseignement à distance.

M. Catot a lui rappelé les priorités de la DG Home en matière d’intégration:
– l’adoption de mesures pour l’intégration et l’inclusion générale en complément de mesures ciblées spécifiques;
-une concentration des efforts sur l’inclusion et l’éducation des enfants en bas âge;
-l’adoption d’une approche multi-acteurs et multisectorielle impliquant les parents, les communautés et croisant les services éducatifs avec les politiques de santé et de logement.

Le professeur Claudio Baraldi a ensuite exposé son point de vue sur son rôle en tant que chercheur dans l’élaboration des politiques d’intégration et d’éducation. Il a insisté sur le besoin de déconstruire les stéréotypes et d’éviter les discriminations liées à un parcours migratoire et plaide pour donner plus de place et d’attention à la voix des enfants dans la recherche en éducation. Le projet CHILD-UP qu’il coordonne considère que les enfants sont des agents actifs de leur propre processus d’intégration.

Les panélistes ont également évoqué de nombreuses initiatives et ressources dans ce domaine comme la pratique du mentorat, l’articulation de l’éducation formelle et non-formelle, un compendium de bonnes pratiques en cours d’élaboration par la DG EAC, ou encore le site spécifique de la DG Home pour l’intégration.

Pour conclure, nous répéterons l’énonce de Mme Dermish qui nous parait refléter l’esprit des participant.e.s à cet événement:

« Nous devrions percevoir et représenter les enfants ayant eu un parcours migratoire comme des atouts »

Le FREREF remercie les panélistes d’avoir apporté leur expertise et leur opinion sur ce sujet, ainsi que tous.tes les participant.es, Monica Verzola pour avoir modéré le débat, ainsi que toute l’équipe de la Lifelong Learning Platform qui a co-organisé l’événement et a su mettre en oeuvre une LLL Week 2020 fructueuse malgré la situation sanitaire!

L’enregistrement complet de l’événement est disponible ci-dessous:

English

Freref had the pleasure to co-organise with the Lifelong Learning Platform an online debate on the occasion of the Lifelong Learning Week 2020 on sustainable perspectives for a better integration of children with a migrant background in education systems in Europe.

The debate brought together Vincent Catot from the Integration Department of DG Home, MEP Sylvie Guillaume, Claudio Baraldi, researcher and coordinator of the CHILD-UP project, Edwin Katerberg from the European association of head teachers ESHA  and Mialy Dermish, representative of the Sirius network.

The panelists expressed their views on the role of their institution in improving the process of inclusion of migrant children in Europe, the actions of the European Union to promote a sustainable society embracing diversity and interculturality, and the impact of the Covid epidemic on the conditions of inclusion of Education systems in Europe, especially for the most deprived pupils.

Ms Guillaume stressed the fact that schools for the most disadvantaged pupils are often « safe spaces » providing them with the most basic services such as access to canteen or healthcare.  Ms Dermish added in this respect that the Sirius network has observed that newly arrived children often have difficulties in obtaining the necessary electronic equipment and internet connection to pursue distance learning.

Mr Catot reminded the DG Home’s priorities for integration:
– the adoption of measures for integration and general inclusion as a complement to specific targeted measures;
-a focus on early child education and inclusion;
-the adoption of a multi-stakeholder and multi-sectoral approach involving parents, communities and linking Education services with Health and Housing policies.

Professor Claudio Baraldi then presented his views on his role as a researcher in the development of integration and education policies. He insisted on the need to deconstruct stereotypes and to avoid discrimination linked to a migratory journey and pleaded for more space and attention to be given to the voice of children in educational research. The CHILD-UP project that he coordinates considers that children are active agents in their own integration process.

The panelists also mentioned many initiatives and resources in this field such as the practice of mentoring, the articulation of formal and non-formal education, a compendium of good practices being developed by DG EAC, or the specific DG Home website for integration.

To conclude, we will repeat the statement made by Ms Dermish, which seems to us to reflect the spirit of the participants in this event:

« We should perceive and represent children with a migrant background as assets ».

FREREF would like to thank the panelists for their expertise and opinion on this topic, as well as all the participants, Monica Verzola for moderating the debate, and the whole team of the Lifelong Learning Platform who co-organised the event and managed to implement a successful LLL Week 2020 despite the health situation!

The full record of the event is available above.

Le projet places-3T est lancé !

Les 15 et 16 octobre dernier, les partenaires du projet Erasmus + « PLACES-3T ont pris part à sa réunion de lancement. « PLACES-3T – Des Espaces du 3ème type pour Apprendre, Créer et Entreprendre Ensemble » vise à développer et rendre pérennes des espaces collaboratifs du « troisième type » en s’inspirant de modèle comme les tiers lieux et les espaces collaboratifs innovants.

Lisez l’article de notre partenaire « Pour la Solidarité » sur la réunion de lancement et découvrez leur activités!

https://www.pourlasolidarite.eu/fr/news/des-espaces-heureux-du-3e-type-que-chacune-merite