Le Manu Village : le nouveau tiers-lieu afpa

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L’Afpa Vénissieux a lancé le 2 février le « Manu Village », un tiers lieu de l’insertion sociale et professionnelle à Vénissieux, au sein de leurs locaux.

Ce tiers-lieu est volontairement inscrit dans la dynamique des territoires: de la commune, de la Métropole, de la Région à l’Europe, « Manu Village » est au service des projets les plus divers, les plus atypiques, bénéficiant des opportunités liées à la diversité des partenaires. Ce lieu est destiné à devenir un espace d’utilité et de coopération sociale augmentées, un lieu hybride pour stimuler les aspirations des individus qui le fréquentent en matière de trajectoire de formation, de choix professionnels et de participation citoyenne.

L’implantation du Manu Village à Vénissieux s’inscrit dans l’historique du développement économique et industriel de la Métropole (Vallée de la Chimie, USIN industrie 4.0…). De plus Vénissieux héberge une population jeune et à fort besoin de formation qui bénéficiera des opportunités professionnelles et personnelles émergeant au sein du tiers-lieu.

Plus d’une quarantaine d’organisations et d’institutions publiques ont déjà manifesté leur intérêt pour participer au tiers-lieu, dont beaucoup ont pu présenter leurs activités et attentes lors de l’événement de lancement. L’AFEV a rappelé que le point commun des partenaires était la lutte contre les inégalités et pour l’inclusion, grâce à la mise en commun des ressources et la facilitation des mobilités. L’accompagnement global, à l’emploi et à la création d’entreprise ; la prévention dans le domaine de la santé et de la sécurité ; la promotion de la mobilité douce et des innovations mécaniques ; la digitalisation ; les dispositifs jeunesse ; la promotion de l’égalité et la déconstruction des stéréotypes de genre sont autant de thèmes abordés lors de cette rencontre qui se retrouvent dans les 4 grands axes promus par « Manu Village » : le développement personnel, le pouvoir d’agir et de s’engager, l’inclusion et le faire ensemble.

Après ce lancement officiel, les différentes organisations ont commencé à s’installer dans le tiers-lieu. Un événement ouvert au public sera organisé quand les conditions sanitaires le permettront pour faire découvrir les locaux et les initiatives hébergées dans le tiers-lieu aux habitant∙e∙s de Vénissieux et de la Métropole de Lyon.

English

Afpa Vénissieux launched on February 2nd the “Manu Village” third place for social and professional insertion situated in the Afpa workplace.

This third-place falls willingly within the territorial dynamics: from the city and the metropole to Europe, and through the AURA Region, the Manu Village is dedicated to various, atypical projects, benefiting from opportunities brought by numerous and various partners.  This place is expected to become a place for augmented social cooperation, a hybrid space stimulating aspiration of individuals involved in the third-place in terms of training and professional choices and citizen participation.

The settlement of the Manu Village in Vénissieux takes part in the historical perspective of the industrial and economic development of the Lyon Métropole (Chemical Valley, 4.0 industry …). Furthermore, Vénissieux host a young population with a strong need in training, which will benefit from the professional and personal opportunities emerging from this third-place.

More than 40 organisations and public bodies already demonstrated their interest in joining the third-place, among which many introduced their activities and expectations during the kick-off event of the Manu Village. The partner AFEV reminded that the shared desire is to fight against inequalities and for inclusion, thanks to the gathering of resources and facilitation of mobility. Employment, start-up creation and global accompaniment; prevention in the field of public health and security; promotion of green mobility and mechanical innovation; digitalisation; Youth programme; promotion of gender equality and deconstruction of stereotypes are as many themes evoked that fit in the Manu Village 4 axes: personal development, empowerment, inclusion and collaboration.

After this kick-off, the partner organisations have started to move in the third-place. An open event will be organised as soon as the sanitary conditions enable it to let discover the place and the initiatives hosted in the Manu Village to the inhabitants of Venissieux and Lyon Metropole.  

Brexit : quels effets pour les projets eramsus ?

English below

Le 24 décembre 2020, un accord a été trouvé entre l’Union européenne et le Royaume-Uni. Ce dernier a décidé de ne pas participer au nouveau programme Erasmus+ 2021-2027 et de lancer son propre programme « Turing » qui va financer des séjours à l’étranger pour les étudiants britanniques. Cependant les activités et les mobilités relevant du programme Erasmus+ 2014-2020 peuvent se poursuivre jusqu’à leurs termes.

De nombreuses universités britanniques souhaitent maintenir les échanges d’étudiant.e.s avec les pays de l’UE malgré le Brexit. En effet, des nombreux.ses étudiant.e.s britanniques partent étudier en Espagne, en France ou en Allemagne (top 3 des destinations Erasmus depuis le Royaume-Uni). La Grande-Bretagne recevait également de nombreux.ses étudiant, et a longtemps disputé la tête du classement des destinations Erasmus avec l’Espagne, qui l’a devancée depuis 2017 et les prémices du Brexit.

Les étudiant.e.s d’Irlande du Nord pourront cependant continuer à bénéficier de financements pour des séjours au sein de l’UE. Le ministre de l’Education d’Irlande Simon Harris a en effet assuré vouloir « continuer à donner accès aux opportunités européennes aux jeunes d’Irlande du Nord » en accordant 2.1 millions d’euros annuels pour financer ces échanges.

Dans le reste du Royaume-Uni, le programme Turing remplacera à terme la participation au programme Erasmus +, en offrant la possibilité aux étudiant.e.s britanniques de partir étudier ou travailler à l’étranger, y compris dans les pays membres de l’UE, mais pas seulement. Le programme Turing se veut inclusif et le gouvernement assure qu’il toucherait des publics désavantagés qui ne bénéficiaient pas du programme Erasmus auparavant. Concernant le budget, 100 millions de livres ont déjà été allouées au programme pour les mobilités démarrant en septembre 2021. En comparaison, le Royaume-Uni a bénéficié de près de 200 millions d’euros du programme Erasmus+ pour l’année 2019. Le programme pour l’instant n’évoque pas de disposition particulière en ce qui concerne les étudiant.e.s étranger.e.s qui voudraient venir étudier au Royaume-Uni.

English

On December 24th, the EU and the UK met an agreement about Brexit. The UK decided not to further participate in the Erasmus + programme 2021-2027, and to launch its own “Turing programme” to finance mobility abroad for British students. However, activities and mobilities already granted within the 2014-2021 Erasmus programme could be conducted until the end.

Despite the Brexit, many universities wish to pursue student exchanges with EU member countries. Indeed, numerous British students have gone to study in Spain, France, or Germany (the top 3 of Erasmus destination for British students). The UK also received a lot of foreign students and competed for a long time with Spain for the first rank of Erasmus destination at European level. Spain dethroned UK since 2017 and the Brexit premises.

Students of Northern Ireland will however still be able to benefit from funding for mobility within the EU. Minister of Higher Education of Ireland, Simon Harris, assured its will to “protect the access of students resident in Northern Ireland to the benefits of the Erasmus mobility programme”, by according 2.1 million euros for these mobilities.

In the rest of the UK, the Turing programme will replace the participation to the Erasmus + programme, by offering the possibility for British students to go study or work abroad, including within the EU countries but not only. The Turing programme is expected to be inclusive, and the UK government assure that it will benefit to disadvantaged students who previously were not part of the Erasmus + programme. 100 million £ are allocated for the mobilities starting from this September 2021. As comparison, the UK benefited from the Erasmus programme around 200 million euros in 2019. The Turing programme for now does not evoke specific measures regarding foreign students who would like to study within the UK.

Crédits photo :https://www.euronews.com/2020/01/09/does-brexit-mean-the-end-of-erasmus-for-british-students

https://www.gov.uk/government/news/new-turing-scheme-to-support-thousands-of-students-to-study-and-work-abroad

https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/brexit-les-etudiants-d-irlande-du-nord-pourront-toujours-beneficier-d-erasmus_2142253.html

en memoire de Walo Hutmacher

Par Joël Bonamy

Walo Hutmacher est décédé fin novembre 2020. Le FREREF tient à témoigner ici du rôle qu’il a joué comme président de la Fondation de 1997 à 2008.

C’est Jean-Marie Albertini qui, en février 2008, alors que Walo quittait la présidence, voulut rappeler son arrivée à la FREREF ; puis, en 2011, à l’occasion de la célébration des vingt ans de la création de la FREREF, il fit le bilan des initiatives prises lors de sa présidence et de leur impact sur les nouveaux développements que la FREREF a connus depuis.

Nous nous sommes rencontrés la première fois bien avant la création de la Freref, à la fin des années 80, au Conseil Scientifique de l’INRP où siégeait aussi ton grand ami Gilbert De Landsheere que tu connaissais bien avant moi et qui fonda la FREREF et en assura la présidence. . C’est sous son amicale pression que tu as rejoint la Freref dès 1992 en amenant l’adhésion du Canton de Genève, que tu devins membre du Conseil, puis président (1997) après son décès.

Depuis nous ne nous sommes plus quittés, et en lisant ton CV je me suis aperçu que nous étions très complémentaires. Tu es sociologue patenté et je suis économiste, nous étions complémentaires mais pas pour les raisons que l’on pourrait croire. Lorsque tu devins président alors que j’étais administrateur délégué, j’ai dû par moment te causer des sueurs froides. Tu as eu le grand mérite de donner de la rigueur aux démarches hasardeuses de la FREREF.

Cette rigueur de la pensée et de la démarche, tu l’as développée tout au long d’une carrière scientifique confrontant en permanence la recherche et l’action. Je ne vais pas ici énumérer tous les travaux scientifiques que tu as dirigés ou auxquels tu as participé, ils sont trop nombreux.

Ce qui m’a frappé en lisant ton CV, c’est que parallèlement à ces travaux tu as participé à de nombreuses actions et réalisations ; de 1957 à 1958, tu as été président de l’association générale des Etudiants et cofondateur du journal Action Etudiante. En 1958, tu fus le directeur fondateur du Centre d’accueil des adolescents en difficulté Astural Chevrens. Tu as participé à la création en 1988 de la société Suisse pour la recherche appliquée en matière de formation professionnelle et tu y as participé jusqu’en 1992. Pour l’Unesco, tu as réalisé trois missions concernant la planification de l’Education Rwanda (1963), au Congo-Brazzaville (1965) au Barbados (1969).

Cette volonté d’action, tu l’as développée aussi en participant aux travaux d’évaluation et d’enquête de l’OCDE notamment au groupe « Schooling tomorrow », au groupe INES en tant que représentant de la Suisse dans les travaux portant sur « les indicateurs internationaux des systèmes d’enseignement »  ou encore en tant qu’expert auprès de l’UE où tu es devenu en 2006 expert dans le domaine des sciences sociales, de l’éducation et de la formation.

Ce n’est pas par hasard que tu as accepté de rejoindre dès 1992 la Freref et de succéder à Gilbert De Landsheere comme président, le 21 juin 1997 à Luxembourg.

L’idée de la Freref était née dans les années 1980 lorsque le CNRS qui avait soutenu un réseau européen REREF, que j’animais et auquel participaient De Landsheere et son équipe, me dit que les restrictions de crédits allaient faire diminuer l’appui du CNRS. Autour d’un boc de bière rue d’Ulm, un jour d’été, De Landsheere me dit qu’il fallait créer un réseau non plus avec les Etats Nationaux mais avec les Régions car ce sont elles qui sont ou seront de plus en plus en charge des problèmes d’éducation.

Je l’introduisis auprès de la Région Rhône-Alpes où il convainquit le vice-président Hamelin. De Landsheere de son côté fit jouer ses relations catalanes qui dataient du temps où il était membre des brigades internationales, des Catalans participaient déjà au Reref (Michel Pariset et moi sommes allés voir Arthur Blade qui était à la direction internationale de la recherche du gouvernement Catalan). L’amitié qui unissait durant la guerre d’Espagne à Siguan, grand d’Espagne, président des étudiants anarchistes et marié à une princesse Hohenzollern elle-même présidente des étudiantes anarchistes, fit le reste. La Catalogne et la Région-Alpes convainquirent la Lombardie et le Bade Wurtemberg. Le Luxembourg et le Canton de Genève suivirent, puis les Baléares.

Grâce à l’appui de Domenico Lenarduzzi qui dirigeait la DG 12 de la Commission Européenne, nous pûmes préparer puis organiser, en 1996, à Barcelone une Euroconférence qui lança en grande pompe la Freref. »

Au départ, la FREREF avait pour but de faire admettre la nécessité pour les Régions de développer des recherches en éducation et formation pour accompagner le développement de leur nouvelles compétences. Parallèlement elle visait à ouvrir de nouveaux champs d’investigation aux chercheurs et de donner des possibilités accrues  de participation aux projets européens. Les actions visaient à créer des occasions de rencontres entre des responsables régionaux, des chercheurs et des acteurs sociaux économiques. Des liens se nouèrent et prospérèrent entre des chercheurs et des responsables régionaux mais la manière nous avions alors pensé la Freref n’était pas entièrement satisfaisante, il était vite apparu que vouloir financer ou lancer des recherches et étaient surtout  très difficiles.

Mais tu compris que cela ne suffisait pas et tu préconisas la création de réseaux de chercheurs pris en charge par des Régions membres. Un comité fut créé sous ton égide, qui proposa un nouveau mode de fonctionnement, les actions et les recherches ne devaient plus être activé par la FREREF mais par des réseaux de chercheurs de chaque Région participants. »

En 2003, l’équipe de la FREREF à Lyon prend à bras le corps la promotion de l’Apprendre tout au long de la vie. Une nouvelle dynamique se met en place, bouscule le schéma de réseaux de chercheurs académiques et ouvre le champ au « triptyque » décideurs – chercheurs – praticiens. Ce fut le lancement des Universités d’été de la recherche et l’innovation pour l’apprendre tout au long de la vie qui permit la création d’une véritable plate-forme d’échange inter régionale et le lancement du projet Régio-LLL. Lors de la première Université d’été, tu déclaras :

« La promotion de Apprendre tout au long de la vie constitue l’une des stratégies majeures des sociétés européennes face aux défis extrêmement complexes de marché du travail et de cohésion sociale que leur posent la vitesse, l’ampleur et la profondeur des mutations économiques, démographiques et sociales en cours. Cette stratégie entraînera avec elle une redéfinition du statut de l’individu et de son parcours de vie, de même que des institutions d’éducation et de formation léguées par l’histoire. … En s’appuyant sur les apports de la recherche et sur l’expérience des Régions participantes, l’Université d’été sera l’occasion d’identifier les jeux et les enjeux institutionnels dans ce domaine, d’examiner et de comparer les tensions, les conflits ou les résistances, variables sans doute selon les pays et les régions et selon les domaines professionnels. »

Peu à peu, d’un réseau de chercheurs tentant et recherchant l’appui de Régions pour développer les recherches en éducation et formation, la FREREF est ainsi passée à un réseau de Régions mobilisant des ressources de la recherche et des acteurs économiques et sociaux dans leur stratégie concernant l’apprendre tout au long de la vie.

Cette évolution est le signe de la réussite des objectifs initiaux de la FREREF mais elle exigea une nouvelle organisation et de nouveaux modes de fonctionnement, qui furent mis en place sous la Présidence de Jean Vanoye dès 2008, puis celle de Christiane Demontès depuis 2014. »

Make the european education area a reality

« MAKE THE EUROPEAN EDUCATION AREA A REALITY,
CONTRIBUTE WITH YOUR EXPERTISE »

Expert Network on Recognition of outcomes of learning periods
abroad in general secondary education first Newsletter

Le réseau d’expert.e.s européen pour la reconnaissance des apprentissages acquis lors de mobilité dans l’éducation secondaire, dont notre membre Liliane Esnault fait partie, a publié sa première newsletter décrivant les premières étapes de son travail. Le but du consortium est de proposer un modèle européen de directives pour la reconnaissance automatique des acquis d’apprentissage, que tout les états membres peuvent adopter et s’approprier. De plus le réseau d’expert.e.s élabore un programme de formation pour soutenir les écoles et les professionnel.le.s de l’éducation pour évaluer les compétences des élèves acquises lors de période d’étude à l’étranger.

Lisez la newsletter ci-dessous : (en anglais)

https://freref.eu/wp-content/uploads/2020/11/Reseau-expert-reconition-outcomes-mobility-1st-Newsletter_Oct-2020.pdf

The Expert Network on Recognition of outcomes of learning periods
abroad in general secondary education, in which our member Liliane Esnault is participating, has publised its first newsletter describing the first steps of its work. The aim is to design a proposal for a framework of European guidelines for automatic recognition which all Member States can adopt and respond to. In addition, a model of training programme will be produced to support schools and education professionals in their assessment of competences of pupils acquired during study periods abroad.

For more information, read the whole newsletter above.

Le projet places-3T est lancé !

Les 15 et 16 octobre dernier, les partenaires du projet Erasmus + « PLACES-3T ont pris part à sa réunion de lancement. « PLACES-3T – Des Espaces du 3ème type pour Apprendre, Créer et Entreprendre Ensemble » vise à développer et rendre pérennes des espaces collaboratifs du « troisième type » en s’inspirant de modèle comme les tiers lieux et les espaces collaboratifs innovants.

Lisez l’article de notre partenaire « Pour la Solidarité » sur la réunion de lancement et découvrez leur activités!

https://www.pourlasolidarite.eu/fr/news/des-espaces-heureux-du-3e-type-que-chacune-merite

De nouveaux projets pour le FREREF en 2020 !

Le FREREF se lance dans 4 nouveaux projets pour cette rentrée 2020 ! La commission européenne a approuvé 4 projets Erasmus+ dont nous sommes partenaires, dont 2 où nous assurerons la co-coordination.

Places-3t – Erasmus + KA2 2020-2023

Sur une idée originale du FREREF, le projet « Places -3t – Des Espaces du 3e type pour Apprendre, Créer et Entreprendre » a pour but de définir et favoriser la mise en place d’ « espace du 3ème type », en dehors des systèmes institutionnels – Education, Entreprise, acteurs de l’inclusion et de l’orientation, et  permettent aux personnes de se (re) trouver, de définir leur chemin, leurs valeurs, en commun, par la coopération, la cocréation, le co-apprentissage. Pour ce faire, les partenaires du projet sous la co-coordination de SMART et du FREREF, vont chercher à comprendre et répertorier ce qui constitue les points forts de ces écosystèmes et comment ils pourraient se développer de manière plus systématique et fructueuse. 

Les Espaces Places-3t sont ancrés dans leur contexte, territorial, social, culturel. Ils permettent aux personnes de développer de nouvelles manières d’apprendre, de créer, de fabriquer de la valeur, en prenant en compte de nouveaux critères de réussite : développement de la confiance – en soi, dans les autres, dans l’avenir ; respect de personnes et de la planète ; valorisation des habiletés acquises auparavant et de celles développées dans la coopération et la collaboration, valorisation de la pensée créative. En permettant l’expression des désirs, des souhaits, des envies ils modifient durablement le rapport au futur, soutiennent des visions du monde plus optimistes, plus inclusives, plus égalitaires, non discriminantes. L’innovation réside, entre autres, dans la manière dont se créent et fonctionnent les relations entre les personnes : on ne crée pas de séparations entre travail, apprentissage, création, personnel et collectif, contenu et méthode.  Ces espaces sont créateurs de valeur économique, non seulement sous forme d’auto-entrepreneuriat, et sous forme d’organisations collectives et collaboratives, des coopératives, des structures de l’économie sociale et solidaires, ou d’autres formes à inventer.

Comorelp –  Erasmus + KA2 – 2020-2023

Le projet Comorelp a pour but d’élaborer une plateforme ouverte et collective pour améliorer et comparer les politiques régionales en matière d’apprendre tout au long de la vie (lifelong learning LLL) sous la forme d’un Policy Lab, capitalisant sur les résultats de projets et initiatives européennes préexistants et en développant un cadre conceptuel et opérationnel complet et cohérent. Nous nous concentrerons sur la construction des conditions de pérennité de l’initiative, en surmontant le fossé entre le discours et la pratique concernant les politiques de LLL et le manque de soutien financier et politique stable. Le projet entend créer l’opportunité pour les autorités régionales de revoir, comparer et améliorer leurs politiques publiques via une collaboration systématique avec d’autres régions et l’établissement d’un processus d’apprentissage mutuel impliquant des acteurs locaux et des autorités nationales et européennes, contribuant ainsi à renouveler le dialogue sur les politiques de LLL au niveau européen.

Citized – Erasmus + KA3 2020-2023

Le projet Citized a pour but de soutenir les politiques éducatives pour l’amélioration de l’acquisition des compétences sociales et civiques, en fixant les objectifs suivants :

1. Compiler, analyser, comparer et classifier les approches politiques existantes pour le développement de l’éducation à la citoyenneté, identifier les facteurs et conditions de succès, ainsi que les facteurs inhibants dans différents contextes ;

2. Proposer et tester des instruments d’auto-positionnement et des modules de formation pour les enseignant∙e∙s futur∙e∙s et en poste, afin d’établir des stratégies d’apprentissages effectives et adéquate pour développer l’ensemble des compétences civiques et citoyennes des élèves.

3. Développer une plateforme ouverte et collaborative contenant des bonnes pratiques et des outils méthodologiques bénéficiant aux écoles adoptant une approche globale et intégrée de leur projet en matière d’éducation citoyenne. 

4. Maximiser l’impact des activités du projet et soutenir la diffusion des bonnes pratiques à une large échelle.

ED-EN Hubs Erasmus + KA2 2020-2023

Le projet ED-EN Hubs a pour but d’améliorer la qualité de l’éducation grâce à la consolidation et la systématisation des relations écoles-entreprises dans un perspective de long-terme. L’alternance et l’apprentissage professionnel sous leurs différentes formes constituent une partie significative du spectre du projet, mais les autres formes de coopération comme la co-élaboration de nouvelles qualifications, le suivi professionnel des élèves, leur orientation et accompagnement professionnels, et le développement des compétences entrepreneuriales rentrent également dans le cadre du projet, conformément au recueil de bonnes pratiques élaboré dans le projet précédent Cokleeco. Le projet poursuivra les objectifs suivants :

1. Développer une méthodologie pour le développement conjoint (éducation-entreprise) de compétences innovantes et complexes réfléchissant les besoins du marché du travail et de la société civile.

2. Créer les conditions, dans les régions partenaires, pour faciliter les opportunités de formation conjointe des enseignant∙e∙s/formateur∙ice∙s/tuteur∙ice∙s de l’enseignement professionnel et des entreprises.

3. Soutenir e développement d’un Hub ED-EN régional visible et soutenu par les institutions des Centres d’Excellence pour la collaboration Ecole-Entreprises.

4. Co-créer, tester et diffuser l’approche collaborative éducation-entreprise dans le secteur de l’accompagnement professionnel et le suivi des élèves et jeunes adultes cherchant une (re)qualification et un emploi.

5. Relier les activités du réseau ED-EN Hub au développement des politiques régionales afin de maximiser ses impacts au niveau régional, national et européen.

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English

FREREF embarks in 4 new projects ! The European Commission approved 4 Erasmus + projects in which we are partners, and 2 of them in which we are co-coordinator.   

Places-3t Erasmus + KA2 2020-2023

Following an original concept of FREREF, the project “Places-3t – 3rd type places for Collaborative Creative Learning and Entrepreneurship” aims at define and facilitate the implementation of “3rd type places” outside institutional systems (Education – Enterprise and inclusion and orientation actors) and enable people to find their way, values, in a collective way; by cooperating, cocreating and co-learning. The partners of the project, under the co-coordination of SMART and FREREF, will seek to understand and identify the key success factors of this ecosystems, and how to develop it more systematically and fruitfully.

The 3rd type places are anchored in their territorial, social and cultural contexts. It enables to develop new way of learning, creating value, with new success criteria : (self) confidence, respect of the individual and the planet, valorisation of former abilities and new ones developed in cooperation and collaboration, valorisation of creative thinking. By letting the feelings, wishes and desires being expressed, those places modify lastingly the vision of the future and the world vision, by sustaining optimistic, inclusive, and egalitarian perspectives. Innovation lies in the way to establish relationships between individuals and the absence of barrier between work, learning, creation, personal and collective, content and methods. 3rd type places provide economic value, not only with self-entrepreneurship but also with collective form of organisation such as cooperative, social and solidarity economy, or other form to invent.  

Comorelp –  Erasmus + KA2 – 2020-2023

The Comorelp project aims to design an open collaborative platform to enhance and compare Regional Lifelong Learning Policies: the COMORELP Policy Lab Platform, capitalising the results of previous initiatives and EU Projects, developing a coherent conceptual and operational framework. We will focus on building the sustainability conditions for the monitoring exercise, thus overcoming the gap between discourse and praxis in terms of lifelong Learning policies, and lack of continuing and reliable financial and political support. The project will create the opportunity, for Regional Governments to review, compare and enhance their policies through the systematic collaboration with other Regions and the establishment of a mutual learning process involving local stakeholders and national/EU policy-makers, thus contributing to a renewed dialogue on lifelong learning at the EU level.

Citized – Erasmus + KA3 2020-2023

The Citized project aims to support educational policies directed towards “enhancing the acquisition of social and civic competences” by addressing the following objectives:

1. Reviewing, analysing, comparing and classifying existing policy approaches to the development of citizenship education, pointing out what works where and at what conditions, thus identifying inhibiting and enhancing factors in the different contexts;

2. Proposing and testing self-assessment instruments and training modules enabling future teachers and in-service teachers to implement effective learning strategies, adequate to develop the set of pupils/students competences related to democratic citizenship;

3. Developing a collaborative open platform and giving access to good practice examples and methodological instruments for schools implementing “whole school” citizenship education projects;

4. Maximising the impact of the project activities in terms of support to large scale implementation of the validated good practices.

ED-EN Hubs Erasmus + KA2 2020-2023

The ED-EN Hubs project is aimed to improve the quality of education through the consolidation and systematisation of the education-enterprise relationship in a long-term perspective. Dual learning and work-based learning in their different forms are a significant part of the scope of the project, but other ways to cooperate (co-design of new qualifications, tracking employment results of former students, proving input to guidance and career services, developing entrepreneurship competences, maintain the existing set of qualifications) will also be covered, coherently with the review of good practices conducted by Cokleeco. In particular, the project has the following objectives:

1. Develop a methodology for the joint (education-enterprise) development of innovative complex competences resulting from the emerging needs of the labour market and active citizenship;

2. Create the conditions, in the partner regions, to make joint training of teachers/trainers/tutors from VET and trainers from industry an easily accessible opportunity;

3. Support the development of regional ED-EN HUB, as visible and institutionally supported Centres of Excellence for Education-Enterprise collaboration;

4. Co-create, test and diffuse collaborative education-enterprise approaches for the professional guidance and individual support of young and adult learners searching (re)qualification and employment perspectives;

5. Link the activities of the ED-EN Hub Network to Regional Development policies and maximise their impact at the regional, national and EU level.

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D’Ahoy final conference

Volatility, Uncertainty, Complexity, Ambiguity : Decisionship Ahoy !

français

La conférence finale du projet D’Ahoy s’est déroulée en ligne le 2 juillet 2020 et a réuni les membres du projet ainsi que des acteurs du monde de l’éducation et du travail et des réseaux et ONG européens. Les partenaires du projet Erasmus + D’Ahoy (2017-2020) ont travaillé 3 ans sur les compétences de prise de décision en environnement incertain (VUCA) pour l’éducation supérieure et professionnelle, et ont partagé les résultats de ces 3 ans de travail ainsi que leurs recommandations. Les participant∙e∙s ont échangé sur le thème des compétences de décision ainsi que sur les productions et impacts du projet D’Ahoy et notamment son modèle éducatif pour les étudiant.e.s de l’enseignement supérieur et professionnel.

Les partenaires ont présenté au public les réalisations principales du projet : un modèle de compétence de décision, une collection de 15 cours et formations transférables avec leur capsule pédagogique, sous la forme d’une tool box, un jeu de carte pour le choix de carrière accompagnée de 40 capsules pédagogiques. Tous ces documents sont disponibles sur le site www.dahoyproject.eu

Les étudiant∙e∙s ayant participé au projet ont également témoigné lors de la conférence et expliqué en quoi les activités et apprentissages réalisés ont été bénéfiques pour elles/eux. La simulation de pandémie, la course nautique ou encore les exercices en forêt ont permis aux étudiant∙e∙s d’exercer et de prendre conscience de leur capacité de décision, de coordination et de management d’équipe sous pression. Les activités furent “une occasion de sortir de la classe et de faire quelque chose de drôle », tout en offrant des acquis d’apprentissage pertinents pour leur carrière et leur vie personnelle, notamment pour faire face à l’incertitude liée à l’épidémie de Covid.

Puis la table ronde “Impact de la mobilité et de l’apprentissage expérimental sur les compétences de prise de décision » a réuni plusieurs actrices de l’Education et de l’Entreprise comme Robin Karvo de Nokia, Roseline Lesquère de la plateforme EPALE, et Maria Pascual Garcia du département Education de la Généralité de Catalogne, qui ont exprimé leur avis sur le projet au regard de leur propre environnement de travail. Mme Karvo a notamment expliqué comment l’entreprise doit faire face à un environnement changeant et VUCA (volatil, incertain, complexe et ambigu). Elle affirme que ces compétences de prise de décision devraient être plus développées dans l’apprentissage tout au long de la vie tant au niveau professionnel que personnel, pour permettre la mise à niveau et le perfectionnement des compétences en continu.

« restez curieux∙ses et continuez d’apprendre ! »

Les participant∙e∙s de la seconde table ronde ont discuté des « V-skills et programme d’enseignement au temps du Covid », avec Cécile Gerwel de l’université UKZN (Afrique du Sud), Bernard Remaud, professeur émérite de l’Université de Nantes, et Rossella Brindani de CIS-Formazione (Italie). Les panélistes ont évoqué plusieurs sujets liés au projet D’Ahoy comme les biais cognitifs, la pandémie de Covid, la recherche sur le leadership, les technologies disruptives et l’innovation. Mme Brindani a notamment souligné que l’innovation est un élément moteur pour l’activité et la croissance économique, et qu’il est donc nécessaire de liée les compétences techniques et les compétences d’innovation en promouvant les compétences transversales. La conférence s’est conclue après de multiples échanges avec les participant∙e∙s sur entre autre la transférabilité des activités conduites au sein du projet D’Ahoy, et ses suites potentielles.

L’enregistrement de la conférence est disponible sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=tdQwSe-OYFM

English

The final conference of the D’Ahoy project took place online on July 2nd 2020 and gathered all the participants of the project with stakeholders from the education and company sector as well as European networks and NGOs. The DAhoy Erasmus+ project (2017-2020) partners, who worked hard to study VUCA decision-making skills for HE and VET education, shared with the audience its results and recommendations. The participants exchanged on the theme of “decision skills in VUCA contexts” and discussed the outputs and impacts of the D’Ahoy project such as the “Educational Framework for Higher and VET students”, and its potential follow-up.

Partner of the project introduced to the audience the main project’s outputs: A Decision Skills Framework for Higher and VET students training; a collection of 15 transferable teaching and learning specified courses with capsules, organised as a tool box; a career card game material and YOU-CDM continuum for 3 years with 40 DAhoy capsules. All these documents are available on the D’Ahoy website on: www.dahoyproject.eu

Students having participated in the project also testified and explained what activities took place during the 6 learning mobilities achieved within the D’Ahoy framework and how it was valuable for them. Pandemic simulation exercise, dinghy race and forest workshops led the students to exercise and reflect upon their decision skills and team coordination under pressure timing. The activities were “an occasion to step outside the classes and make something fun.” In the same time, the learning outcomes are also considered valuable for their career and personal life in facing uncertainty due to the Covid pandemic, for example.

Then during the roundtable « Impact of mobilities and experiential learning on decision-making skills », Robin Karvo, from Nokia Company, Roseline Lesquère from EPALE (Electronic Platform for Adult Learning in Europe) and Maria Pascual Garcia, from the Department of Education at Generalitat de Catalunya expressed their views regarding the project and their own working context. Mrs Karvo explained how the company must face a changing environment and related the VUCA (Volatile, Uncertain, Complex and Ambiguous) concept applied in her professional activity. She asserted that these skills should be developed in the lifelong learning both at personal and professional level in order to keep the people re-skilling and up-skilling on going.

“Stay curious and keep learning”

Participant of the second round table discussed about « V-shaped skills and curricula for the with-COVID period » with, as panellists, Cécile Gerwel from UKZN University (South-Africa), Bernard Remaud, emeritus Prof. Univ. of Nantes (France), and Rossella Brindani from CIS-Formazione (Italy). Panellists evoked many topics related to the DAhoy project such as cognitive biases, the Covid-crisis, leadership research, disruptive technologies and innovation. Mrs Brindani highlighted innovation as being the key lever to drive activity and economic growth, and the consequent necessity to link technical skills to innovation skills and promote the “transversal skills”. The conference ended after a range of open exchanges between the panellists and the participants, notably about the transferability of the activity conducted in the project and its potential follow-up.

The full record of the conference is available on YouTube: https://www.youtube.com/watch?v=tdQwSe-OYFM

mobilite des apprenti.e.s : serie d’articles par le cedefop

français

Le réseau ReferNet du CEDEFOP a publié une série d’article sur chaque pays européens concernant les conditions de mobilité pour les apprenti.e.s dans 28 pays européens. Ces articles identifient les facteurs facilitant la mobilités, et ceux y faisant obstacle dans chaque cas, en se penchant sur le cadre entourant l’apprentissage et sur les systèmes propres d’apprentissages, ainsi que sur les résultats des politiques publiques et des projets en matière de mobilité internationale des apprenti.e.s.

Retrouver tous les articles en cliquant ici !

En ce qui concerne la France, le CEDEFOP rapporte qu’entre 2016 et 2017, les jeunes apprenti.e.s représentent 4,9 % des jeunes entre 16 et 25 ans. Pourtant seulement 5300 apprenti.e.s ont bénéficié d’une mobilité Erasmus + cette même année (76.5 % sous contrat d’apprentissage et 23,5 % sous contrat de professionnalisation).

La mobilité à l’étranger des apprenti.e.s français.e.s est dirigée vers des pays avec des compétences techniques spécifiques identifiées, comme par exemple les pays nordiques pour le travail du bois, l’Allemagne, l’Italie ou l’Espagne pour les métiers de l’automobile, l’Italie pour les métiers d’arts et de restauration etc. La France elle attire les apprenti.e.s des métiers de bouche comme la boulangerie ou la pâtisserie.

L’article renseigne également sur l’existence de qualifications international, telle que des certificat européen sectoriel. Vous pouvez lire davantage sur le sujet en découvrant notre projet Reframe, qui a permis d’élaborer des programmes d’apprentissage en situation de travail, en fonction des compétences demandées sur le marché du travail et en lien avec les instruments de transparence européens (EQF). Vous pouvez aussi découvrir le projet KeyMob qui a développé des programme d’acquisition de compétences transversales lors de mobilité internationale, en particulier pour les jeunes en apprentissage et en formation professionnelle.

English

Cedefop’s ReferNet network published a serie of articles on long-term international mobility of apprentices in the 28 european countries. The articles aim at identifying possible or actual enablers and disablers of long-term cross-country mobility of apprentices at two levels: framework level (external factors to apprenticeships) and apprenticeship system/scheme design level. Where possible, the articles also aim at identifying what works and what does not in existing policies, initiatives and projects regarding international mobility of apprentices.

Find all articles by clicking here !

Concerning France, CEDFOP reports that between 2016 and 2017, young people undergoing apprenticeship training accounted for 4.9% of all young people aged between 16 and 25. Thus, only 5 300 learners in apprenticeship schemes benefited from Erasmus+ mobility in 2016-17 (76.5% on apprenticeship contracts and 23.5% on professionalisation contracts).

External mobility will thus be oriented towards the “tapping” of technical skills identified as specific to certain European countries: for example, woodworking professions in Nordic countries; automotive industries in Germany, Italy, Spain, arts; and art restoration professions in Italy, etc. The same is true for incoming mobility in France when it comes to the culinary arts, such as baking and pastry.

Then the article investigate the existence of international qualifications, such as European sectoral certificate. You can further read on this topic by discovering our Project Reframe, which designed learning programmes on Work Based Learning (WBL) according to skills needs and in line with the European transparency instruments (EQF). You can also dicover the KeyMob project which has developped acquisition programs of transverse skills during mobility, particularly for young in vocational education or apprentices.

Lifecomp : the new framework for personal, social and learning to learn key competences

English

The new European Framework for Personal, Social and Learning to Learn Key Competences has been released by the Joint Research Center recently. This Framework « LifeComp » applies to all the competences that can be acquired both through formal and informal education to face the new challenges of the current and future world. You can find the entire document by clicking here.

The « tree of competences » is composed of three main branches : a branch dedicated to personal competences that includes self-regulation, flexibility and wellbeing. This area reflect the capacity to deal with the influence of exterior environment on emotions and behaviour, social interactions and contexts and to exerce personal agency. The second branch describes social competences including empathy, communication and collaboration. The third branch gathers under the theme of lifelong learning critical thinking, growth mindset and managing learning. Lifelong learning is relevant both for implementing personal change and face adulthood and a changing professional world.

This Framework includes a lot of competences that we developed in various project and this article will investigate the link between the LifeComp and the work done in FREREF projects.

In the first Personal area, we can focus on the self-regulation competence, which is described in LifeComp as the « awareness and management of emotions, thoughts and behaviour. » The competence is divided in three levels: the first one is the awareness and identification of personal emotions and behaviour, the second step is the understanding of such emotions and its regulation, notably under pressure. The final step consist in developing resilience, self-efficacy and a sense of purpose to support learning and action and adopt a positive attitude and optimism. The self-regulation competence is developed in our project TiLL « teachers inspiring lifelong learning », aimed at supporting teacher’s competences and developing a Lifelong learning European Qualification for teachers and Educators. In the TILL Competences Framework, self-regulation for teachers include intrinsic interest for teacher’s action and for learners, as well as emotional control and help-seeking. If you are a practitioner in the educational field and you want to test your knowledge and competence on this subject you can perform an online test for self-assessment. TiLL Framework also include critical thinking in its competence area centred on building a creative learning environment. Teachers could apply critical thinking competences by developing the problem solving and divergent thinking skills of the learners and enquire about their ideas. Then the last but not least competence of the « Learning to Learn » 3rd branch « Managing Learning » is very relevant regarding the competences for teachers and educators developed in the TiLL project, and include planning, organising, monitoring and reviewing both its own learning and the learning process of the learners. TiLL Framework identified notably the ability to build on individual differences and identify the most relevant learning methods and learning style for one learners, as well as encourage learners to reflect upon their own learning.

Self-regulation as well as flexibility are also developed in the « D’Ahoy » project, which focuses on decision skills in a complex and ambiguous environment (VUCA : volatil, uncertain, complex and ambiguous). Learning capsules were developed and tested by students of the Reykjavik university, the French Ecole Navale, IMT Atlantique, FUIB university and City of Glasgow College. They were provided both theoretical teaching and practical learning situation such as simulation games. Some students had for instance to face a simulation of mine field to be crossed within a team, and experienced decision making under pressure, team management and adaptability skills. The students also had to demonstrate communication, empathy and collaboration competences as their were acting in a collective way. You can find the testimony of the students in the video record of the final conference.

Flexibility and adaptability skills were also investigated in two of our projects: « KeyMob »  that aims at supporting mobility for VET student by providing a common recognition Framework and « Reframe » that aims at creating the “European Laboratory for Regional Work Based Learning” based on a platform www.reframe-wbl.eu. The platform supports the collaboration between VET providers and companies and promotes the use of transversal skills.

Regarding the seconf branch of the LifeComp tree about social skills, these competences such as empathy, communication and collaboration, as well as wellbeing are at the core of two of our projects : Upper for « systematic upscaling of peace education practices » and Child-Up project aimed at researching the condition of integration of migrant children in Europe with the primary aim of proposing an innovative approach to improve their social condition. This project is based on the principle that children can exercise agency, a specific form of participation which represents the real keystone to improve children’s psychosocial wellbeing and set the child at the centre of his/her self-empowerment . The project’s approach fully complies with the vision of this LifeComp statement :

« Personal development occurs in the relation and the interaction with others within the social and historical contexts, and everybody holds multiple social identities simultaneously. Many factors intersect and create different experiences of inequalities or privilege, such as gender, race and ethnicity, sexuality, socio-economic class, age, disability, being a migrant or a refugee, among others. The influence of social-cultural contextual factors in promoting or hindering the scope of personal agency is, therefore, to be acknowledged, as well as the need for policies to address the structural causes of inequalities, and to promote the flourishing of all individuals. « 

français

Le nouveau modèle de compétences personnelles, sociales et de l’apprendre à apprendre « LifeComp » a été publié récemment par le Joint Research Center. Ce modèle rend compte de toutes les compétences qui peuvent être acquises tout au long de l’apprentissage formel et informel pour faire face aux défis du monde présent et futur. Vous pouvez trouver le document complet en cliquant ici .

L’arbre de compétences est composé de trois branches principales : une dédiées aux compétences personnelles, qui inclut l’auto-régulation, la flexibilité et le bien-être. Cette partie reflète la capacité à gérer l’influence de l’environnement extérieur sur les émotions et comportements, les interactions sociales et la capacité à exercer son agentivité (agency en englais). La deuxième branche décrit les compétences sociales comme l’empathie, la communication et la collaboration. La troisième branche réunit les compétences pour l’apprendre à apprendre tell que la pensée critique (critical thinking), la curiosité (growth mindset) et le management de l’apprentissage. L’apprentissage tout au long de la vie permet ainsi d’initier des changements personnels mais également de faire face à un monde professionnel en mouvement constant.

Le modèle « LifeComp » présente de nombreuses compétences que nous avons également développées dans des projets FREREF et cet article va tenter de connecter le travail effectué dans ces projets et celui du Joint Research Center pour ce modèle de compétences clés.

Dans la catégorie des compétences personnelles, l’on peut d’abord se concentrer sur l’auto-régulation, qui est décrite comme la conscience et le contrôle de ses émotions, pensées et comportements. La compétence est divisé en trois niveaux de maîtrise : le premier est la conscience et l’identification de ces émotions, le second consiste en leur compréhension et leur régulation, notamment en situation de stress, enfin le dernier niveau permet d’exercer sa résilience, de soutenir l’apprentissage de cette compétence chez les autres et l’adoption d’une attitude positive. L’auto-régulation est développée dans notre projet TiLL « Teachers inspiring Lifelong Learning » qui a pour but de soutenir l’apprentissage des enseignant.e.s en matière d’apprentissage tout au long de la vie et qui a élaboré un Modèle de compétence commun pour les enseignant.e.s et éducateur.ice.s de tout l’Union européenne. Dans le modèle TiLL, l’auto-régulation consiste par exemple à apporter un intérêt intrinsèque pour les élèves, contrôler ses émotions mais également être capable de demander de l’aide de ses pairs. Si vous êtes un.e professionnel.le de l’Education vous pouvez réaliser un test d’auto-positionnement sur ces compétences directement en ligne. Le modèle de compétences TiLL évoque également les compétences d’esprit critique, incluse dans la partie « construire un environnement d’apprentissage créatif, ainsi que les compétences autour de l’apprendre à apprendre (représentées sur la 3ème branche du modèle LifeComp) telles que la planification, l’organisation et la réflexion sur son propre apprentissage et celui des élèves. Ce modèle comprend notamment une aire de compétence pour la prise en compte des différences individuelles qui permet d’identifier les processus et les méthodes d’apprentissages les plus pertinents pour chaque élève et qui incite à favoriser la réflexion des élèves sur leur propre façons d’apprendre.

L’auto-régulation ainsi que la flexibilité sont également des compétences développées dans le projet « D’Ahoy » qui se focalise sur la prise de décision en environnement instable (ou « VUCA » : volatile, incertain, complexe et ambigu). Des capsules d’apprentissage ont été développées dans le cadre de ce projet et testé par les étudiant.e.s des université de Reykjavík, Glasgow, des Baléares et de l’IMT Atlantique et de l’Ecole Navale Française. Les apprentissages théoriques ont été suivi d’apprentissage pratique et de mises en situation. Certain.e.s étudiant.e.s ont dû par exemple se tirer d’une simulation de champ de mine à traverser en équipe, et ont pu expérimenter la prise de décision en situation de stress, le management d’équipe et leur capacité d’adaptation. Les étudiant.e.s ont également dû faire preuve de capacité de communication, empathie et de collaboration avec leur coéquipier.e.s Vous pouvez écouter le témoignage des étudiant.e.s dans la vidéo de la conférence finale du projet.

La flexibilité et l’adaptabilité sont des compétences qui ont également été développées dans deux de nos projets : « KeyMob » qui vise à soutenir la mobilité des élèves en formation professionnelle en fournissant un modèle de reconnaissance de compétences commun, et « Reframe » qui a permis la création d’un « laboratoire européen pour l’apprentissage en situation de travail » basé sur une plateforme en ligne ( www.reframe-wbl.eu). La plateforme favorise la collaboration entre les employeurs et le personnel de la formation professionnelle et promeut le développement des compétences transversales.

Si l’on se penche désormais sur la seconde branche de l’arbre de compétences de LifeComp qui présente les compétences sociales, telles que l’empathie, la communication et la collaboration, l’on peut établir un parallèle avec le projet « Upper » qui vise à porter la paix, le dialogue interculturel et la participation civique au cœur des politiques éducatives et de la pratique scolaire. La compétence « bien-être » est également développée dans le projet « Child-Up » qui initie des recherches sur les conditions d’intégration des enfants migrants dans différents pays européens, dans le but d’améliorer les pratiques et les politiques d’éducation et d’accueil et de leur permettre d’améliorer leur condition sociale. Ce projet de recherche est basé sur le concept d’agentitvité (agency) qui fait des enfant les propres acteur de leur intégration grâce à leur participation, et permet leur empowerment. L’approche du projet correspond tout à fait à la vision établie dans le modèle LifeComp :

« Le développement personnel intervient dans la relation et les interactions avec les autres, dans des contextes sociaux et historiques particuliers, et chaque individu porte plusieurs identités sociales de manière simultanée. Plusieurs facteurs interagissent et créent différentes expériences et inégalités ou privilèges, comme le genre, l’ethnie et la race sociale, l’orientation sexuelle, la classe socio-économique, l’âge, le fait d’avoir un handicap, et le fait d’être réfugié.e ou migrant.e entre autres facteurs. L’influence de ces facteurs socio-culturels dans la capacité d’exercer son agentivité, ou pas, doit être prise en compte, ainsi que le besoin de s’adresser aux causes des inégalités structurelles dans les politiques publiques pour promouvoir l’épanouissement de chacun.e. »

Volatility, Uncertainty, Complexity, Ambiguity : Decisionship Ahoy !

ZOOMINAR Gratuit le 2 Juillet 2020

« La nature et la dynamique des changements actuels créent une 
imprévisibilité dans les sociétés européennes et internationales. La 
gestion des risques & incidents rappellent le besoin crucial de 
renforcement des capacités et compétences en prise de décision. Le 
projet DAhoy les a catégorisé sous forme transverse au sein de son cadre  de formation pour l’enseignement supérieur, p.ex. constante vigilance,  discernement et jugement, réaction rationnelle et émotionnelle pour  faire face à la VUCAlité, oser avec courage, prendre ses responsabilités dans la prise de décision et encore apprendre de l’expérience.
Le Jeudi 2 Juillet, un ZOOMinar gratuit vous permettra de connaître les  résultats de ce projet Européen de 3 ans coordonné par IMT Atlantique et la Freref.

Enregistrez-vous avant le 26 juin !

plus d’infos : dahoyproject.eu

The world became VUCA early 2020 (Volatile, Uncertain, Complex, Ambiguous), and higher and VET educational institutions faced, and are still facing, the crisis in their institutions. Hectic and snap decisions were to be taken by programme leaders and deans, « good decisions at right times » motto. It’s now time to prepare the future of our educational systems, support new skills, in the strategical agendas the 2020 August-September curricula, and institutionalize new processes to face the economic crisis that has a foot in the door.

The DAhoy Erasmus+ project (Strategic partnership for educational innovation and shared good practices 2017-2020) partners, worked hard to analyse VUCA decision-making skills for HE and VET education. It has reached its end and would like to share with you its results and recommendations.

Register now (numbers of registrants limited), a procedure via electronic signature will condition postal delivery of the project materials right after the webinar.

"Les Régions en action pour le LLL"