Les enseignant∙e∙s sont-ils/elles efficaces pour lutter contre le racisme ?

English below

Catherine Blaya, professeure en Sciences de l’Éducation à Université Côte d’Azur et Jimmy Stef, membres du projet CITIZED – Empowerment for Citizenship Education, ont contribué à une étude sur l’impact de l’enseignement sur les préjugés racistes et xénophobes.

« Au vu de la place spécifique occupée par l’école dans la perpétuation de l’esprit citoyen, il nous semble pertinent d’interroger le rôle qu’elle peut jouer en termes de déconstruction des préjugés et des idées stéréotypées envers les minorités immigrées »

Alessandro Bergamaschi, Catherine Blaya, Jimmy Stef et Francesco Arcidiacono – « La prévention des préjugés flagrants et voilés perçue par les élèves : lorsque les enseignant·e·s ont leur mot à dire » Revue suisse des sciences de l’éducation n°4.

Ces chercheur∙se∙s ont interrogé des élèves de collèges et lycée de la région PACA afin de déterminer quel était l’impact des interventions des enseignant∙e∙s sur les questions de racisme et de xénophobie. La conclusion de leur étude est qu’il existe bel et bien un impact de telles interventions sur le poids des préjugés « flagrants » ou « voilés » sur les élèves. Cependant ces interventions portent plus facilement leurs fruits si elles s’accompagnent de facteurs externes bénéfiques (socialisation familiale, bagage scolaire). En effet, l’étude confirme l’hypothèse qu’un niveau d’études élevé des parents augmente l’efficacité des interventions des enseignant·e·s sur le niveau de préjugés. Cependant le bagage scolaire familial peut également permettre de mobiliser les ressources pour maquiller plus facilement des attitudes ou opinions racistes, intolérantes ou xénophobes : lorsque le niveau d’étude est plus élevé, le recours aux préjugés voilés est plus fréquent par rapport aux préjugés « flagrants ».

Au-delà des conséquences positives des interventions des enseignant∙e∙s sur l’expression de préjugés de la part des élèves, l’étude soulève que le fait de parler ouvertement des questions de discrimination, de xénophobie et de racisme permet de briser certains tabous et permettrait de dénoncer plus facilement les manifestations discriminatoires que les élèves peuvent subir au sein de l’espace scolaire.

En conclusion de cette étude, l’équipe de recherche plaide pour la poursuite d’études sur ces questions et envisage de compléter leur démarche quantitative avec une approche qualitative qui permettrait de plus se pencher sur le contenu des interventions des enseignant∙e∙s, voire une démarche expérimentale où les enseignant∙e∙s seraient formé∙e∙s aux stratégies de sensibilisation au racisme et aux discriminations.

Lisez l’article au complet ici : https://sjer.ch/article/view/7115

English

Are teachers efficient to fight racism?

Dr Catherine Blaya, teacher in Educational Science at the Côte d’Azur university and Jimy Stef, members of the CITIZED project – Empowerment for Citizenship Education, contributed to a study about the impact of teaching on racist and xenophobic stereotypes.

“Considering the specific role of school in the perpetuation of civic spirit, it seemd relevant to us to question its role in terms of deconstruction of stereotypes regarding migrant minorities”.

Alessandro Bergamaschi, Catherine Blaya, Jimmy Stef and Francesco Arcidiacono “Prevention of blatant and subtle prejudices as perceived by students: when teachers have their say” – Revue suisse des sciences de l’éducation n°4.

Researchers interrogated pupils from lower and upper secondary education in Provence Alpes Côte d’Azur region, to determine what was the impact of teachers’ intervention about racism and xenophobia on pupils. Their study concludes that this impact exists on the expression of “subtle” or “blatant” prejudices. However, these interventions have more impact when they are combined with beneficial external factors (primary socialisation and parents’ academic background). The study concludes indeed the hypothesis that a high level of education strengthens the efficiency of teachers’ intervention. However, the academic background can also help pupils to dissimulate racist attitudes or statement: when parents have a high education level, the pupils use rather subtle prejudices instead of blatant ones.

Beyond the positive consequences of teachers’ intervention on the expression of prejudices, the study also highlights that speaking freely of topics such as discrimination, racism and xenophobia enables to break some taboos and to facilitate the denunciation of discriminatory attitudes pupils can endure within the school.

In conclusion of this study, the research team advocate to continue to research about these topics and consider completing their quantitative analysis with a qualitative approach, to investigate deeper about the content of teachers’ intervention, and an experimental approach with teachers training about sensitization strategies against racism and discriminations.

Read the article (in French): https://sjer.ch/article/view/7115

Picture credit <a href=’https://www.freepik.com/photos/school’>School photo created by tirachard – www.freepik.com</a>

Spring School du Réseau International Cité des Métier – des espaces du 3ème type pour un futur plus désirable

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L’équipe de notre projet Places-3T a participé à la Spring School 2021 du réseau Cité des Métiers « Comment les Cités des métiers répondent aux enjeux européens de l’orientation professionnelle ? » lors d’un workshop le 4 juin dédié aux « espaces du 3ème type », de type tiers lieux, espaces qui se construisent en dehors de la sphère privée sans être exclusivement dans la sphère professionnelle, lieux d’hybridation et d’échanges entre de multiples acteurs et préoccupations.

Trois membres du projet ont animé cet atelier, Pierre Pevée pour Smart, Sanjin Plakalo pour POUR LA SOLIDARITE -PLS et Liliane Esnault pour le FREREF. Ils ont présenté le projet Places-3T, ainsi que l’espace LaVallée, tiers-lieu animé par SMART, et l’une des activités du dispositif 100% jeunes qui s’y déroule, animée par PLS.

Les espaces du 3ème type permettent de développer de nouvelles manières d’apprendre, de créer, de fabriquer de la valeur, en prenant en compte de nouveaux critères de réussite : développement de la confiance en soi et dans les autres, dans l’avenir ; respect des personnes et de la planète ; valorisation des habiletés acquises auparavant et de celles développées dans la coopération et la collaboration ; valorisation de la pensée créative (« flip thinking ») etc. Ce sont des espaces d’expression des envies pour modifier durablement le rapport au futur, soutenir des visions sociétales plus optimistes, plus inclusives, et plus égalitaires.

L’innovation réside dans la manière dont ils se créent et fonctionnent, les relations entre les personnes, le mixage des préoccupations : pas de séparations entre travail ; apprentissage ; création; personnel et collectif ; contenu et méthode, mais une complémentarité permanente.

Les membres du projet Places-3T se sont donc donné pour objectifs :

  • d’étudier, mettre en valeur et rendre pérennes ces espaces collaboratifs dits de « 3ème type » ;
  • de recenser les facteurs clefs de succès ;
  • de mettre en place des modèles, démarches, outils pour accompagner les créateurs d’espaces du 3ème type et leur permettre de s’auto-évaluer ou d’évaluer des pairs ;
  • hybrider les connaissances et mixer les cultures des différents espaces rencontrés au cours du projet ;
  • apprécier, reconnaître et valoriser les compétences complexes ;

Pour mener à bien son projet, l’équipe a déjà sous la main quelques tiers-lieux animé par les partenaires du projet, comme l’espace LaVallée animé par SMART, qui accueille des résidences d’artistes, des événements artistiques et culturels comme des concerts et des festivals. Le lieu dispose également de salle de co-working, d’ateliers, et héberge des artisans et des artistes qui font fonctionner l’économie locale. Les dynamiques du lieu créent des réseaux d’entraide et de connaissances entre les différents acteurs du tiers -lieux et entre les différentes professions qui s’y trouvent. LaVallée agit comme un lieu facilitateur d’activité, qui apporte de la stabilité aux entrepreneur∙se∙s indépendant∙e∙s et artisan∙e∙s tout juste lancé∙e∙s.

LaVallée accueille également des activités sociales, comme le dispositif 100% jeunes dédié aux jeunes « NEETS » ni en emploi, ni en étude, ni en formation, éloigné∙e∙s de l’emploi. Ce dispositif d’accompagnement individuel et collectif de six mois, gratuit et ouvert à tout.e.s les bruxellois.e.s NEET de 18 à 29 ans. Coordonné par Pour La Solidarité, think and do tank bruxellois indépendant engagé en faveur d’une Europe solidaire et durable, le parcours est suivi par une équipe d’acteurs multidisciplinaire qui mettent leur intelligence collective au service du projet de chaque jeune.

English

The Spring School workshop of the Réseau International Cité des Métiers:

Third-type spaces to jointly create a more desirable future – June 2021

The team for our Places-3T project participated in Sping School 2021 (online) of the Réseau International Cité des Métiers on July 4, 2021, in a workshop dedicated to “third-type spaces”, like third places, spaces built outside the private sphere without being exclusively part of the professional one, hybrid places for exchanges between multiple actors and interests.

Three members of the project hosted the workshop, Pierre Pevée from Smart, Sanjin Plakalo from POUR LA SOLIDARITÉ (PLS) and Liliane Esnault from FREREF. They introduced the project and the LaVallée space, the third place hosted by SMART, and one of the activities of the 100% young system which takes place there, hosted by PLS.

Third-type spaces make it possible to develop new ways to learn, create, build values, taking into account the new success criteria: development of trust in oneself and others, in the future; respect for people and the planet; valuing skills acquired previously and those developed in cooperation and collaboration; valuing flip thinking, etc. These are spaces to express the will to make lasting changes in the relationship with the future, support more optimistic, inclusive and egalitarian societal visions.

Innovation lies in the way relationships between people are created and work, as well as the mix of their concerns: no separation between work, learning, creation, personal and collective, content and method, but rather a permanent complementarity.

The members of the Places-3T project have therefore set themselves the following goals:

  • To study, enhance and make sustainable these so-called “third type” collaborative spaces;
  • To identify the key factors for success;
  • To set models, approaches, and tools to support creators of third-type spaces and allow them to self-assess or peer-assess;
  • To make hybrid acquaintances and mix cultures from different spaces that meet along the project;
  • To appreciate, recognise and value the complex competences.

To properly carry out the project, the team already has on hand some third places hosted by the project partners, such as the LaVallée space, hosted by SMART, which includes residences for artists, and hosts artistic and cultural events like concerts and festivals. The place also has a coworking room, workshops, and accommodation for artisans and artists who make the local economy flow. The dynamics of the place create a network of support and acquaintances between the different actors from of third place, and between the different professions that meet there. LaVallée acts as a place that facilitates activity, which offers stability to independent entrepreneurs and artisans who just started their business.

LaVallée hosts social activities as well, such as the 100% young program dedicated to young “NEETS”, not in education, employment, or training, for whom access to employment is particularly difficult. This six-month individual and collective support system is free and open to all NEETS from Brussels aged between 18 and 28. Coordinated by Pour La Solidarité, independent think and do tanks from Brussels have committed to a lasting and solidary Europe. Its development is followed by a team of multidisciplinary actors who put their collective intelligence at the service of each youngster.

A quick brainstorming then allowed participants to help describe what the ideal third-type space would be for them. The next drawing shows the ideal third place according to the participants:

Premieres conclusions du projet citized

English below

L’équipe du projet Citized s’est réuni le 12 et 13 avril pour mettre en commun le travail de recherche sur les politiques en matière d’éducation civique et citoyenne en Europe, et présenter les conclusions des cas d’études dans 6 pays différents ainsi qu’au niveau de l’Union Européenne et du Conseil de l’Europe.

Quelques point communs et divergences ressortent des rapports :

  • La plupart des pays ont adopté une approche basée sur l’acquisition de compétences dans le champ de l’éducation citoyenne formelle et informelle, en accord avec le Cadre de Référence pour le Compétences pour la Culture Démocratique (RFCDC) du Conseil de l’Europe et du « Cadre de Compétences Clés » développé par l’UE.
  • L’Education citoyenne est souvent enseignée de façon transdisciplinaire, même si l’on constate une prédominance de la perspective historique et France et en Autriche, philosophique en Belgique, et légale ou économique et Italie.
  • L’Education citoyenne en Allemagne est protégé par la constitution allemande au même titre que l’Education religieuse, alors qu’en France elle est largement liée au thème de la laïcité.
  • L’Education citoyenne est considérée partout comme un sujet hautement politique, et son enseignement au niveau national est l’objet de débat dans tous les pays.

Suite à la présentation des cas d’étude et de débats, l’équipe a identifié 6 principaux défis en lien avec l’éducation citoyenne aux niveaux local, national et européen.

  1. Mettre l’éducation citoyenne à l’agenda des autorités politiques, de la société civile, de la communauté enseignante, des parents et des élèves.
  2. Permettre une bonne mise en œuvre : malgré la bonne volonté dont sont souvent issues les politiques publiques et initiatives, elles manquent souvent de ressources en termes de coopération, de capacity-building, de monitoring et d’évaluation.
  3. Améliorer l’articulation des cadres européens et nationaux avec les initiatives issues du terrain.
  4. Evoluer de l’enseignement de contenus vers l’apprentissage de compétences, d’attitudes et de valeurs
  5. S’emparer des questions sociétales complexes et clivantes.
  6. Evaluer les acquis d’apprentissages des étudiants, reconnaitre et valoriser les compétences acquises dans un contexte non-formel et informel.
English

The Citized project team has gathered on April 12th and 13th to exchange on the conducted research on citizenship education policies and initiatives in Europe, and to present the findings of case-studies in 6 different countries and at the level of the EU and of the Council of Europe.

Here are the main common and divergent elements of the different policies and initiatives evoked are:

  • Most of the countries adopted a competence-oriented teaching method for citizenship education, as promoted by the Council of Europe through the “Reference Framework of Competences for Democratic Culture” and by the EU with the “Key Competences Framework;
  • Citizenship Education is transdisciplinary in formal education, but with a predominance of historical perspective in Austria and France, of Philosophy in Belgium, and of legal and economic disciplines in Italy.
  • Citizenship Education in Germany has the same constitutional status as religious Education, whereas in France Citizenship Education is deeply linked with secularism.
  • Citizenship education is considered as a highly political topic and its implementation by national policy is subject to debate in all countries;

Following the reporting of the case-studies and debates, the team identified 6 main challenges related to Citizenship Education at the local, national and European level:

  1. Bring citizenship education into the agenda (agenda of policy makers, local public authorities, civil society, teachers, parents and students)
  2. Enable a good implementation: although initiatives and policies often come from good ideas, they may lack resources, cooperation, capacity building, monitoring, evaluation.
  3. Foster the articulation of National or European frameworks with bottom-up initiatives;
  4. Evolving from teaching citizenship education contents to learning citizenship education skills, attitudes and values.
  5. Tackling complex issues and polarised opinions: like migration or decolonization.
  6. Assessing students’ learning outcomes, recognize and valorise competences acquired in an informal or non-formal context.

Le freref cherche un.e stagiaire – 2 mois minimum

Profil du poste

Missions :

Le∙a stagiaire accompagnera le développement du FREREF et de son réseau et animera les actions de communication de la structure. Il∙Elle mènera à bon terme les initiatives en cours et sera amené∙e à impulser de nouvelles actions en s’appuyant notamment sur des financements européens.

Plus précisément, le∙a stagiaire travaillera sur : 

  • Les actions de communication et de valorisation du FREREF (alimentation du site web, des réseaux sociaux, rédaction d’articles web…) ;
  • Le montage et la participation à la gestion des projets européens en cours et à venir ;
  • La veille sur les politiques et programmes européens susceptibles d’intéresser les acteurs régionaux du lifelong learning ;
  • Les relations du siège administratif avec les Régions membres, les autres Régions européennes, le réseau européen Lifelong Learning Platform et les tierces parties avec lesquelles la FREREF coopèrent.

Compte-tenu de la situation sanitaire, une partie de la mission pourra s’effectuer en télétravail. Des déplacements en Europe sont à prévoir (pris en charge par le FREREF, si la situation le permet).

Profil recherché :

Diplôme du niveau master 1 ou 2, de préférence dans un domaine en lien avec l’Europe et/ou les collectivités territoriales.

Compétences requises:

  • autonomie, réactivité et initiative
  • très bon relationnel
  • rigueur, capacités rédactionnelles et de synthèse
  • écoute et disponibilité
  • capacité à construire et gérer des projets de coopération transnationale
  • capacité à animer un collectif

Connaissances souhaitées :

  • Connaissance des politiques et du contexte européens de l’éducation et de la formation
  • Connaissance des programmes européens dans le domaine de l’éducation et de la formation
  • Connaissance du contexte de l’intervention publique régionale

Langue : maîtrise de l’anglais et du français indispensable, pratique d’une 3° langue souhaitée.

Informatique : maîtrise des logiciels bureautiques (MS Office), bonne connaissance générale de l’outil informatique et d’Internet. La maitrise de logiciels de traitement d’image ou de montage vidéo est appréciée.

Début du stage : à partir de début juin (négociable)

Durée du stage : minimum 2 mois, à temps plein (35h/semaine)Indemnisation : 1200€/mois brut, (cotisations sociales uniquement sur la part supérieure au minimum de la gratification légale), plus prise en charge de l’abonnement de transport.

Adresser CV et lettre de motivation par courrier et/ou mail avant le 30 avril 2021 à :

FREREF « recrutement stagiaire»

Parc du Lyonnais, 392 rue des Mercières, F- 69140 Rillieux-la-pape

Tél. : +33 (0)4 78 55 64 39  Mail: freref@freref.eu

Les candidat∙e∙s retenu∙e∙s seront convoqué∙e∙s pour un entretien d’1 heure avec un jury de recrutement.

Brexit : quels effets pour les projets eramsus ?

English below

Le 24 décembre 2020, un accord a été trouvé entre l’Union européenne et le Royaume-Uni. Ce dernier a décidé de ne pas participer au nouveau programme Erasmus+ 2021-2027 et de lancer son propre programme « Turing » qui va financer des séjours à l’étranger pour les étudiants britanniques. Cependant les activités et les mobilités relevant du programme Erasmus+ 2014-2020 peuvent se poursuivre jusqu’à leurs termes.

De nombreuses universités britanniques souhaitent maintenir les échanges d’étudiant.e.s avec les pays de l’UE malgré le Brexit. En effet, des nombreux.ses étudiant.e.s britanniques partent étudier en Espagne, en France ou en Allemagne (top 3 des destinations Erasmus depuis le Royaume-Uni). La Grande-Bretagne recevait également de nombreux.ses étudiant, et a longtemps disputé la tête du classement des destinations Erasmus avec l’Espagne, qui l’a devancée depuis 2017 et les prémices du Brexit.

Les étudiant.e.s d’Irlande du Nord pourront cependant continuer à bénéficier de financements pour des séjours au sein de l’UE. Le ministre de l’Education d’Irlande Simon Harris a en effet assuré vouloir « continuer à donner accès aux opportunités européennes aux jeunes d’Irlande du Nord » en accordant 2.1 millions d’euros annuels pour financer ces échanges.

Dans le reste du Royaume-Uni, le programme Turing remplacera à terme la participation au programme Erasmus +, en offrant la possibilité aux étudiant.e.s britanniques de partir étudier ou travailler à l’étranger, y compris dans les pays membres de l’UE, mais pas seulement. Le programme Turing se veut inclusif et le gouvernement assure qu’il toucherait des publics désavantagés qui ne bénéficiaient pas du programme Erasmus auparavant. Concernant le budget, 100 millions de livres ont déjà été allouées au programme pour les mobilités démarrant en septembre 2021. En comparaison, le Royaume-Uni a bénéficié de près de 200 millions d’euros du programme Erasmus+ pour l’année 2019. Le programme pour l’instant n’évoque pas de disposition particulière en ce qui concerne les étudiant.e.s étranger.e.s qui voudraient venir étudier au Royaume-Uni.

English

On December 24th, the EU and the UK met an agreement about Brexit. The UK decided not to further participate in the Erasmus + programme 2021-2027, and to launch its own “Turing programme” to finance mobility abroad for British students. However, activities and mobilities already granted within the 2014-2021 Erasmus programme could be conducted until the end.

Despite the Brexit, many universities wish to pursue student exchanges with EU member countries. Indeed, numerous British students have gone to study in Spain, France, or Germany (the top 3 of Erasmus destination for British students). The UK also received a lot of foreign students and competed for a long time with Spain for the first rank of Erasmus destination at European level. Spain dethroned UK since 2017 and the Brexit premises.

Students of Northern Ireland will however still be able to benefit from funding for mobility within the EU. Minister of Higher Education of Ireland, Simon Harris, assured its will to “protect the access of students resident in Northern Ireland to the benefits of the Erasmus mobility programme”, by according 2.1 million euros for these mobilities.

In the rest of the UK, the Turing programme will replace the participation to the Erasmus + programme, by offering the possibility for British students to go study or work abroad, including within the EU countries but not only. The Turing programme is expected to be inclusive, and the UK government assure that it will benefit to disadvantaged students who previously were not part of the Erasmus + programme. 100 million £ are allocated for the mobilities starting from this September 2021. As comparison, the UK benefited from the Erasmus programme around 200 million euros in 2019. The Turing programme for now does not evoke specific measures regarding foreign students who would like to study within the UK.

Crédits photo :https://www.euronews.com/2020/01/09/does-brexit-mean-the-end-of-erasmus-for-british-students

https://www.gov.uk/government/news/new-turing-scheme-to-support-thousands-of-students-to-study-and-work-abroad

https://www.lexpress.fr/actualite/monde/europe/brexit-les-etudiants-d-irlande-du-nord-pourront-toujours-beneficier-d-erasmus_2142253.html

en memoire de Walo Hutmacher

Par Joël Bonamy

Walo Hutmacher est décédé fin novembre 2020. Le FREREF tient à témoigner ici du rôle qu’il a joué comme président de la Fondation de 1997 à 2008.

C’est Jean-Marie Albertini qui, en février 2008, alors que Walo quittait la présidence, voulut rappeler son arrivée à la FREREF ; puis, en 2011, à l’occasion de la célébration des vingt ans de la création de la FREREF, il fit le bilan des initiatives prises lors de sa présidence et de leur impact sur les nouveaux développements que la FREREF a connus depuis.

Nous nous sommes rencontrés la première fois bien avant la création de la Freref, à la fin des années 80, au Conseil Scientifique de l’INRP où siégeait aussi ton grand ami Gilbert De Landsheere que tu connaissais bien avant moi et qui fonda la FREREF et en assura la présidence. . C’est sous son amicale pression que tu as rejoint la Freref dès 1992 en amenant l’adhésion du Canton de Genève, que tu devins membre du Conseil, puis président (1997) après son décès.

Depuis nous ne nous sommes plus quittés, et en lisant ton CV je me suis aperçu que nous étions très complémentaires. Tu es sociologue patenté et je suis économiste, nous étions complémentaires mais pas pour les raisons que l’on pourrait croire. Lorsque tu devins président alors que j’étais administrateur délégué, j’ai dû par moment te causer des sueurs froides. Tu as eu le grand mérite de donner de la rigueur aux démarches hasardeuses de la FREREF.

Cette rigueur de la pensée et de la démarche, tu l’as développée tout au long d’une carrière scientifique confrontant en permanence la recherche et l’action. Je ne vais pas ici énumérer tous les travaux scientifiques que tu as dirigés ou auxquels tu as participé, ils sont trop nombreux.

Ce qui m’a frappé en lisant ton CV, c’est que parallèlement à ces travaux tu as participé à de nombreuses actions et réalisations ; de 1957 à 1958, tu as été président de l’association générale des Etudiants et cofondateur du journal Action Etudiante. En 1958, tu fus le directeur fondateur du Centre d’accueil des adolescents en difficulté Astural Chevrens. Tu as participé à la création en 1988 de la société Suisse pour la recherche appliquée en matière de formation professionnelle et tu y as participé jusqu’en 1992. Pour l’Unesco, tu as réalisé trois missions concernant la planification de l’Education Rwanda (1963), au Congo-Brazzaville (1965) au Barbados (1969).

Cette volonté d’action, tu l’as développée aussi en participant aux travaux d’évaluation et d’enquête de l’OCDE notamment au groupe « Schooling tomorrow », au groupe INES en tant que représentant de la Suisse dans les travaux portant sur « les indicateurs internationaux des systèmes d’enseignement »  ou encore en tant qu’expert auprès de l’UE où tu es devenu en 2006 expert dans le domaine des sciences sociales, de l’éducation et de la formation.

Ce n’est pas par hasard que tu as accepté de rejoindre dès 1992 la Freref et de succéder à Gilbert De Landsheere comme président, le 21 juin 1997 à Luxembourg.

L’idée de la Freref était née dans les années 1980 lorsque le CNRS qui avait soutenu un réseau européen REREF, que j’animais et auquel participaient De Landsheere et son équipe, me dit que les restrictions de crédits allaient faire diminuer l’appui du CNRS. Autour d’un boc de bière rue d’Ulm, un jour d’été, De Landsheere me dit qu’il fallait créer un réseau non plus avec les Etats Nationaux mais avec les Régions car ce sont elles qui sont ou seront de plus en plus en charge des problèmes d’éducation.

Je l’introduisis auprès de la Région Rhône-Alpes où il convainquit le vice-président Hamelin. De Landsheere de son côté fit jouer ses relations catalanes qui dataient du temps où il était membre des brigades internationales, des Catalans participaient déjà au Reref (Michel Pariset et moi sommes allés voir Arthur Blade qui était à la direction internationale de la recherche du gouvernement Catalan). L’amitié qui unissait durant la guerre d’Espagne à Siguan, grand d’Espagne, président des étudiants anarchistes et marié à une princesse Hohenzollern elle-même présidente des étudiantes anarchistes, fit le reste. La Catalogne et la Région-Alpes convainquirent la Lombardie et le Bade Wurtemberg. Le Luxembourg et le Canton de Genève suivirent, puis les Baléares.

Grâce à l’appui de Domenico Lenarduzzi qui dirigeait la DG 12 de la Commission Européenne, nous pûmes préparer puis organiser, en 1996, à Barcelone une Euroconférence qui lança en grande pompe la Freref. »

Au départ, la FREREF avait pour but de faire admettre la nécessité pour les Régions de développer des recherches en éducation et formation pour accompagner le développement de leur nouvelles compétences. Parallèlement elle visait à ouvrir de nouveaux champs d’investigation aux chercheurs et de donner des possibilités accrues  de participation aux projets européens. Les actions visaient à créer des occasions de rencontres entre des responsables régionaux, des chercheurs et des acteurs sociaux économiques. Des liens se nouèrent et prospérèrent entre des chercheurs et des responsables régionaux mais la manière nous avions alors pensé la Freref n’était pas entièrement satisfaisante, il était vite apparu que vouloir financer ou lancer des recherches et étaient surtout  très difficiles.

Mais tu compris que cela ne suffisait pas et tu préconisas la création de réseaux de chercheurs pris en charge par des Régions membres. Un comité fut créé sous ton égide, qui proposa un nouveau mode de fonctionnement, les actions et les recherches ne devaient plus être activé par la FREREF mais par des réseaux de chercheurs de chaque Région participants. »

En 2003, l’équipe de la FREREF à Lyon prend à bras le corps la promotion de l’Apprendre tout au long de la vie. Une nouvelle dynamique se met en place, bouscule le schéma de réseaux de chercheurs académiques et ouvre le champ au « triptyque » décideurs – chercheurs – praticiens. Ce fut le lancement des Universités d’été de la recherche et l’innovation pour l’apprendre tout au long de la vie qui permit la création d’une véritable plate-forme d’échange inter régionale et le lancement du projet Régio-LLL. Lors de la première Université d’été, tu déclaras :

« La promotion de Apprendre tout au long de la vie constitue l’une des stratégies majeures des sociétés européennes face aux défis extrêmement complexes de marché du travail et de cohésion sociale que leur posent la vitesse, l’ampleur et la profondeur des mutations économiques, démographiques et sociales en cours. Cette stratégie entraînera avec elle une redéfinition du statut de l’individu et de son parcours de vie, de même que des institutions d’éducation et de formation léguées par l’histoire. … En s’appuyant sur les apports de la recherche et sur l’expérience des Régions participantes, l’Université d’été sera l’occasion d’identifier les jeux et les enjeux institutionnels dans ce domaine, d’examiner et de comparer les tensions, les conflits ou les résistances, variables sans doute selon les pays et les régions et selon les domaines professionnels. »

Peu à peu, d’un réseau de chercheurs tentant et recherchant l’appui de Régions pour développer les recherches en éducation et formation, la FREREF est ainsi passée à un réseau de Régions mobilisant des ressources de la recherche et des acteurs économiques et sociaux dans leur stratégie concernant l’apprendre tout au long de la vie.

Cette évolution est le signe de la réussite des objectifs initiaux de la FREREF mais elle exigea une nouvelle organisation et de nouveaux modes de fonctionnement, qui furent mis en place sous la Présidence de Jean Vanoye dès 2008, puis celle de Christiane Demontès depuis 2014. »

LLL WEEK 2020 : policy debate on migrant children integration in school systems

English bellow

Le Freref a eu le plaisir de co-organiser avec la Lifelong Learning Platform un débat en ligne à l’occasion de la Lifelong Learning Week 2020 portant sur les perspectives durables pour une meilleure intégration des enfants ayant eu un parcour migratoire au sein des systèmes éducatifs en Europe.

Le débat a rassemblé Vincent Catot du département intégration de la DG Home, l’eurodéputée Sylvie Guillaume, le chercheur Claudio Baraldi, coordinateur du projet CHILD-UP, Edwin Katerberg de l’association européenne des chef.fe.s d’établissement ESHA et Mialy Dermish, représentante du réseau Sirius.

Les panélistes ont exprimé leur avis à propos du rôle de leur institution dans l’amélioration du processus d’inclusion des enfants migrants en Europe, les actions de l’Union européenne pour promouvoir une société durable embrassant la diversité et l’interculturalité, ou encore l’impact de l’épidémie de Covid sur les conditions d’inclusion des systèmes éducatifs en Europe, notamment pour les élèves les plus démuni.e.s.

Mme Guillaume a souligné le fait que les écoles pour les élèves les plus défavorisé.e.s sont souvent des « safe spaces » qui leur fournit les services les plus élémentaires comme l’accès à la cantine ou aux soins. Mme Dermish a ajouté à ce propos que le réseau Sirius a observé que les enfants nouvellement arrivé.e.s sur le territoire ont souvent des difficultés à obtenir le matériel électronique et la connexion internet nécessaires pour poursuivre leur enseignement à distance.

M. Catot a lui rappelé les priorités de la DG Home en matière d’intégration:
– l’adoption de mesures pour l’intégration et l’inclusion générale en complément de mesures ciblées spécifiques;
-une concentration des efforts sur l’inclusion et l’éducation des enfants en bas âge;
-l’adoption d’une approche multi-acteurs et multisectorielle impliquant les parents, les communautés et croisant les services éducatifs avec les politiques de santé et de logement.

Le professeur Claudio Baraldi a ensuite exposé son point de vue sur son rôle en tant que chercheur dans l’élaboration des politiques d’intégration et d’éducation. Il a insisté sur le besoin de déconstruire les stéréotypes et d’éviter les discriminations liées à un parcours migratoire et plaide pour donner plus de place et d’attention à la voix des enfants dans la recherche en éducation. Le projet CHILD-UP qu’il coordonne considère que les enfants sont des agents actifs de leur propre processus d’intégration.

Les panélistes ont également évoqué de nombreuses initiatives et ressources dans ce domaine comme la pratique du mentorat, l’articulation de l’éducation formelle et non-formelle, un compendium de bonnes pratiques en cours d’élaboration par la DG EAC, ou encore le site spécifique de la DG Home pour l’intégration.

Pour conclure, nous répéterons l’énonce de Mme Dermish qui nous parait refléter l’esprit des participant.e.s à cet événement:

« Nous devrions percevoir et représenter les enfants ayant eu un parcours migratoire comme des atouts »

Le FREREF remercie les panélistes d’avoir apporté leur expertise et leur opinion sur ce sujet, ainsi que tous.tes les participant.es, Monica Verzola pour avoir modéré le débat, ainsi que toute l’équipe de la Lifelong Learning Platform qui a co-organisé l’événement et a su mettre en oeuvre une LLL Week 2020 fructueuse malgré la situation sanitaire!

L’enregistrement complet de l’événement est disponible ci-dessous:

English

Freref had the pleasure to co-organise with the Lifelong Learning Platform an online debate on the occasion of the Lifelong Learning Week 2020 on sustainable perspectives for a better integration of children with a migrant background in education systems in Europe.

The debate brought together Vincent Catot from the Integration Department of DG Home, MEP Sylvie Guillaume, Claudio Baraldi, researcher and coordinator of the CHILD-UP project, Edwin Katerberg from the European association of head teachers ESHA  and Mialy Dermish, representative of the Sirius network.

The panelists expressed their views on the role of their institution in improving the process of inclusion of migrant children in Europe, the actions of the European Union to promote a sustainable society embracing diversity and interculturality, and the impact of the Covid epidemic on the conditions of inclusion of Education systems in Europe, especially for the most deprived pupils.

Ms Guillaume stressed the fact that schools for the most disadvantaged pupils are often « safe spaces » providing them with the most basic services such as access to canteen or healthcare.  Ms Dermish added in this respect that the Sirius network has observed that newly arrived children often have difficulties in obtaining the necessary electronic equipment and internet connection to pursue distance learning.

Mr Catot reminded the DG Home’s priorities for integration:
– the adoption of measures for integration and general inclusion as a complement to specific targeted measures;
-a focus on early child education and inclusion;
-the adoption of a multi-stakeholder and multi-sectoral approach involving parents, communities and linking Education services with Health and Housing policies.

Professor Claudio Baraldi then presented his views on his role as a researcher in the development of integration and education policies. He insisted on the need to deconstruct stereotypes and to avoid discrimination linked to a migratory journey and pleaded for more space and attention to be given to the voice of children in educational research. The CHILD-UP project that he coordinates considers that children are active agents in their own integration process.

The panelists also mentioned many initiatives and resources in this field such as the practice of mentoring, the articulation of formal and non-formal education, a compendium of good practices being developed by DG EAC, or the specific DG Home website for integration.

To conclude, we will repeat the statement made by Ms Dermish, which seems to us to reflect the spirit of the participants in this event:

« We should perceive and represent children with a migrant background as assets ».

FREREF would like to thank the panelists for their expertise and opinion on this topic, as well as all the participants, Monica Verzola for moderating the debate, and the whole team of the Lifelong Learning Platform who co-organised the event and managed to implement a successful LLL Week 2020 despite the health situation!

The full record of the event is available above.

Make the european education area a reality

« MAKE THE EUROPEAN EDUCATION AREA A REALITY,
CONTRIBUTE WITH YOUR EXPERTISE »

Expert Network on Recognition of outcomes of learning periods
abroad in general secondary education first Newsletter

Le réseau d’expert.e.s européen pour la reconnaissance des apprentissages acquis lors de mobilité dans l’éducation secondaire, dont notre membre Liliane Esnault fait partie, a publié sa première newsletter décrivant les premières étapes de son travail. Le but du consortium est de proposer un modèle européen de directives pour la reconnaissance automatique des acquis d’apprentissage, que tout les états membres peuvent adopter et s’approprier. De plus le réseau d’expert.e.s élabore un programme de formation pour soutenir les écoles et les professionnel.le.s de l’éducation pour évaluer les compétences des élèves acquises lors de période d’étude à l’étranger.

Lisez la newsletter ci-dessous : (en anglais)

https://freref.eu/wp-content/uploads/2020/11/Reseau-expert-reconition-outcomes-mobility-1st-Newsletter_Oct-2020.pdf

The Expert Network on Recognition of outcomes of learning periods
abroad in general secondary education, in which our member Liliane Esnault is participating, has publised its first newsletter describing the first steps of its work. The aim is to design a proposal for a framework of European guidelines for automatic recognition which all Member States can adopt and respond to. In addition, a model of training programme will be produced to support schools and education professionals in their assessment of competences of pupils acquired during study periods abroad.

For more information, read the whole newsletter above.

Le projet places-3T est lancé !

Les 15 et 16 octobre dernier, les partenaires du projet Erasmus + « PLACES-3T ont pris part à sa réunion de lancement. « PLACES-3T – Des Espaces du 3ème type pour Apprendre, Créer et Entreprendre Ensemble » vise à développer et rendre pérennes des espaces collaboratifs du « troisième type » en s’inspirant de modèle comme les tiers lieux et les espaces collaboratifs innovants.

Lisez l’article de notre partenaire « Pour la Solidarité » sur la réunion de lancement et découvrez leur activités!

https://www.pourlasolidarite.eu/fr/news/des-espaces-heureux-du-3e-type-que-chacune-merite

De nouveaux projets pour le FREREF en 2020 !

Le FREREF se lance dans 4 nouveaux projets pour cette rentrée 2020 ! La commission européenne a approuvé 4 projets Erasmus+ dont nous sommes partenaires, dont 2 où nous assurerons la co-coordination.

Places-3t – Erasmus + KA2 2020-2023

Sur une idée originale du FREREF, le projet « Places -3t – Des Espaces du 3e type pour Apprendre, Créer et Entreprendre » a pour but de définir et favoriser la mise en place d’ « espace du 3ème type », en dehors des systèmes institutionnels – Education, Entreprise, acteurs de l’inclusion et de l’orientation, et  permettent aux personnes de se (re) trouver, de définir leur chemin, leurs valeurs, en commun, par la coopération, la cocréation, le co-apprentissage. Pour ce faire, les partenaires du projet sous la co-coordination de SMART et du FREREF, vont chercher à comprendre et répertorier ce qui constitue les points forts de ces écosystèmes et comment ils pourraient se développer de manière plus systématique et fructueuse. 

Les Espaces Places-3t sont ancrés dans leur contexte, territorial, social, culturel. Ils permettent aux personnes de développer de nouvelles manières d’apprendre, de créer, de fabriquer de la valeur, en prenant en compte de nouveaux critères de réussite : développement de la confiance – en soi, dans les autres, dans l’avenir ; respect de personnes et de la planète ; valorisation des habiletés acquises auparavant et de celles développées dans la coopération et la collaboration, valorisation de la pensée créative. En permettant l’expression des désirs, des souhaits, des envies ils modifient durablement le rapport au futur, soutiennent des visions du monde plus optimistes, plus inclusives, plus égalitaires, non discriminantes. L’innovation réside, entre autres, dans la manière dont se créent et fonctionnent les relations entre les personnes : on ne crée pas de séparations entre travail, apprentissage, création, personnel et collectif, contenu et méthode.  Ces espaces sont créateurs de valeur économique, non seulement sous forme d’auto-entrepreneuriat, et sous forme d’organisations collectives et collaboratives, des coopératives, des structures de l’économie sociale et solidaires, ou d’autres formes à inventer.

Comorelp –  Erasmus + KA2 – 2020-2023

Le projet Comorelp a pour but d’élaborer une plateforme ouverte et collective pour améliorer et comparer les politiques régionales en matière d’apprendre tout au long de la vie (lifelong learning LLL) sous la forme d’un Policy Lab, capitalisant sur les résultats de projets et initiatives européennes préexistants et en développant un cadre conceptuel et opérationnel complet et cohérent. Nous nous concentrerons sur la construction des conditions de pérennité de l’initiative, en surmontant le fossé entre le discours et la pratique concernant les politiques de LLL et le manque de soutien financier et politique stable. Le projet entend créer l’opportunité pour les autorités régionales de revoir, comparer et améliorer leurs politiques publiques via une collaboration systématique avec d’autres régions et l’établissement d’un processus d’apprentissage mutuel impliquant des acteurs locaux et des autorités nationales et européennes, contribuant ainsi à renouveler le dialogue sur les politiques de LLL au niveau européen.

Citized – Erasmus + KA3 2020-2023

Le projet Citized a pour but de soutenir les politiques éducatives pour l’amélioration de l’acquisition des compétences sociales et civiques, en fixant les objectifs suivants :

1. Compiler, analyser, comparer et classifier les approches politiques existantes pour le développement de l’éducation à la citoyenneté, identifier les facteurs et conditions de succès, ainsi que les facteurs inhibants dans différents contextes ;

2. Proposer et tester des instruments d’auto-positionnement et des modules de formation pour les enseignant∙e∙s futur∙e∙s et en poste, afin d’établir des stratégies d’apprentissages effectives et adéquate pour développer l’ensemble des compétences civiques et citoyennes des élèves.

3. Développer une plateforme ouverte et collaborative contenant des bonnes pratiques et des outils méthodologiques bénéficiant aux écoles adoptant une approche globale et intégrée de leur projet en matière d’éducation citoyenne. 

4. Maximiser l’impact des activités du projet et soutenir la diffusion des bonnes pratiques à une large échelle.

ED-EN Hubs Erasmus + KA2 2020-2023

Le projet ED-EN Hubs a pour but d’améliorer la qualité de l’éducation grâce à la consolidation et la systématisation des relations écoles-entreprises dans un perspective de long-terme. L’alternance et l’apprentissage professionnel sous leurs différentes formes constituent une partie significative du spectre du projet, mais les autres formes de coopération comme la co-élaboration de nouvelles qualifications, le suivi professionnel des élèves, leur orientation et accompagnement professionnels, et le développement des compétences entrepreneuriales rentrent également dans le cadre du projet, conformément au recueil de bonnes pratiques élaboré dans le projet précédent Cokleeco. Le projet poursuivra les objectifs suivants :

1. Développer une méthodologie pour le développement conjoint (éducation-entreprise) de compétences innovantes et complexes réfléchissant les besoins du marché du travail et de la société civile.

2. Créer les conditions, dans les régions partenaires, pour faciliter les opportunités de formation conjointe des enseignant∙e∙s/formateur∙ice∙s/tuteur∙ice∙s de l’enseignement professionnel et des entreprises.

3. Soutenir e développement d’un Hub ED-EN régional visible et soutenu par les institutions des Centres d’Excellence pour la collaboration Ecole-Entreprises.

4. Co-créer, tester et diffuser l’approche collaborative éducation-entreprise dans le secteur de l’accompagnement professionnel et le suivi des élèves et jeunes adultes cherchant une (re)qualification et un emploi.

5. Relier les activités du réseau ED-EN Hub au développement des politiques régionales afin de maximiser ses impacts au niveau régional, national et européen.

***

English

FREREF embarks in 4 new projects ! The European Commission approved 4 Erasmus + projects in which we are partners, and 2 of them in which we are co-coordinator.   

Places-3t Erasmus + KA2 2020-2023

Following an original concept of FREREF, the project “Places-3t – 3rd type places for Collaborative Creative Learning and Entrepreneurship” aims at define and facilitate the implementation of “3rd type places” outside institutional systems (Education – Enterprise and inclusion and orientation actors) and enable people to find their way, values, in a collective way; by cooperating, cocreating and co-learning. The partners of the project, under the co-coordination of SMART and FREREF, will seek to understand and identify the key success factors of this ecosystems, and how to develop it more systematically and fruitfully.

The 3rd type places are anchored in their territorial, social and cultural contexts. It enables to develop new way of learning, creating value, with new success criteria : (self) confidence, respect of the individual and the planet, valorisation of former abilities and new ones developed in cooperation and collaboration, valorisation of creative thinking. By letting the feelings, wishes and desires being expressed, those places modify lastingly the vision of the future and the world vision, by sustaining optimistic, inclusive, and egalitarian perspectives. Innovation lies in the way to establish relationships between individuals and the absence of barrier between work, learning, creation, personal and collective, content and methods. 3rd type places provide economic value, not only with self-entrepreneurship but also with collective form of organisation such as cooperative, social and solidarity economy, or other form to invent.  

Comorelp –  Erasmus + KA2 – 2020-2023

The Comorelp project aims to design an open collaborative platform to enhance and compare Regional Lifelong Learning Policies: the COMORELP Policy Lab Platform, capitalising the results of previous initiatives and EU Projects, developing a coherent conceptual and operational framework. We will focus on building the sustainability conditions for the monitoring exercise, thus overcoming the gap between discourse and praxis in terms of lifelong Learning policies, and lack of continuing and reliable financial and political support. The project will create the opportunity, for Regional Governments to review, compare and enhance their policies through the systematic collaboration with other Regions and the establishment of a mutual learning process involving local stakeholders and national/EU policy-makers, thus contributing to a renewed dialogue on lifelong learning at the EU level.

Citized – Erasmus + KA3 2020-2023

The Citized project aims to support educational policies directed towards “enhancing the acquisition of social and civic competences” by addressing the following objectives:

1. Reviewing, analysing, comparing and classifying existing policy approaches to the development of citizenship education, pointing out what works where and at what conditions, thus identifying inhibiting and enhancing factors in the different contexts;

2. Proposing and testing self-assessment instruments and training modules enabling future teachers and in-service teachers to implement effective learning strategies, adequate to develop the set of pupils/students competences related to democratic citizenship;

3. Developing a collaborative open platform and giving access to good practice examples and methodological instruments for schools implementing “whole school” citizenship education projects;

4. Maximising the impact of the project activities in terms of support to large scale implementation of the validated good practices.

ED-EN Hubs Erasmus + KA2 2020-2023

The ED-EN Hubs project is aimed to improve the quality of education through the consolidation and systematisation of the education-enterprise relationship in a long-term perspective. Dual learning and work-based learning in their different forms are a significant part of the scope of the project, but other ways to cooperate (co-design of new qualifications, tracking employment results of former students, proving input to guidance and career services, developing entrepreneurship competences, maintain the existing set of qualifications) will also be covered, coherently with the review of good practices conducted by Cokleeco. In particular, the project has the following objectives:

1. Develop a methodology for the joint (education-enterprise) development of innovative complex competences resulting from the emerging needs of the labour market and active citizenship;

2. Create the conditions, in the partner regions, to make joint training of teachers/trainers/tutors from VET and trainers from industry an easily accessible opportunity;

3. Support the development of regional ED-EN HUB, as visible and institutionally supported Centres of Excellence for Education-Enterprise collaboration;

4. Co-create, test and diffuse collaborative education-enterprise approaches for the professional guidance and individual support of young and adult learners searching (re)qualification and employment perspectives;

5. Link the activities of the ED-EN Hub Network to Regional Development policies and maximise their impact at the regional, national and EU level.

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